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Copyright 2000-2008
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Dernière modif. : 10/05/2008

le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés,  propose dans le cadre de son cycle de conférences

"Les Passeurs de Liberté"

Photo Librairie Gaïa

Dima al-Joundi
Réalisatrice, cinéaste

 

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Thierry Fabre
Créateur des Rencontres d'Averroès, Rédacteur en chef de la revue "La Pensée de Midi

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Nadine Chéhadé
Économiste

 


Mohamed Kacimi
Écrivain, dramaturge

 

ont donné une conférence le 14 mars 2007 au Comédia à Toulon

Beyrouth. La vie, la ville.

Pour retrouver notre dossier sur le Liban et Beyrouth, cliquez ici

Conférence du 14 mars 2007

 
Thierry Fabre L'éditeur a fait la présentation de ce nouveau numéro de la Pensée de Midi sur Beyrouth au XXIè siècle en faisant un rappel sur le numéro de l'été 2004 sur Beyrouth. Pourquoi ce numéro ? 
 

 

Mohamed Kacimi Après le numéro où il a parlé de l'amour, on peut parler de Beyrouth, de la guerre, de la vie et encore de l'amour. Il s'agit  de pressentir ce qu'il y a de ce miracle toujours recommencé. C'est aussi d'écouter une nouvelle génération d'écrivains qui n'ont pas connu l'âge d'or du Liban et de ses fantasmes.
 

 

Thierry Fabre Comment entre-t-on dans une ville ? Peut-être par les "générations". Qui fait une ville ? C'est son rythme !
 

 

Nadine Chéhadé

 

Nadine Chéhadé a écrit un blog car cela lui est paru évident dès le début de la guerre devant la répétitivité des réponses qu'elle devait faire à ses proches et ses amis qui s'inquiétaient. C'est aussi un moyen d'agir, de témoigner, de rendre palpable la ville. La vie quotidienne ne s'arrête pas ; tout continue, même basiquement ! Comme Nadine Chéhadé était jeune au moment de la première guerre, elle avait oublié les petits détails de la vie. Cela lui est revenu rapidement : coincer les battants des fenêtres avec des petits papiers pliés pour éviter que les vitres se cassent par le souffle des explosions, faire des économies d'eau... 
 

 

Dima aj-Joundi

 

Elle est franco-libanaise. Dima a décidé de ne pas rester regarder à la télévision les évènements mais a essayé de modifier l'image qui en était donné. Or l'information était formatée pour tenter de diaboliser les gens du Hezbollah. Les informations données par les images étaient tronquées, détournées de la réalité, "bidonnées".
 

 

Nadine Chéhadé
En 33 jours de guerre, il n'y a pas eu de moment de joie, mais des moments simples où la survie pouvait déjà ressembler au bonheur.
 

 

Mohamed Kacimi La guerre est une force d'exacerbation de la vie. Des choses très simples comme celles énoncées par le blog de Nadine Chéhadé restent absentes des reportages.
 

 

Thierry Fabre Beyrouth est une ville qui n'arrive pas se détruire et de se reconstruire tel un phénix.
 

 

Dima aj-Joundi
Quand la mort est présente, la vie est encore plus présente. Paradoxalement, on ne déprime pas à Beyrouth pendant la guerre.
 

 

Nadine Chéhadé
Le côté "étalage", médiatique de la guerre était très agaçant. Les sentiments réels ressentis étaient très différents. Ce qui est surprenant, c'est ce que l'on voit depuis le Liban. Israël n'existe pas ! Ce n'est pas une vue diplomatique, ces territoires représentent pour les libanais des territoires occupés. Lorsque l'on revient en France, on est surpris de voir un point de vue qui change du tout au tout.
 

 

Mohamed Kacimi Le Liban est un Babel de toutes les langues.