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le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de conférences "Territoires ignorés 2008-2009" Guy Aurenche
Avocat à la Cour de Paris depuis 1967, spécialiste
de Droit civil et de Droit pénal a donné une conférence à la Fac de Droit de Toulon le mardi 9 décembre 2008 L'universalité des droits humains, un territoire ignoré Décembre 2008 : 50è anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Guy Aurenche a également écrit deux ouvrages actuellement épuisés :
L'universalité des droits humains, un territoire ignoré
Pour Guy Aurenche, nous sommes tous les spécialistes des droits et de
l’avenir de la personne humaine. L’horizon est un territoire ignoré. On le
voit mais on ne peut jamais l’atteindre. Les droits de l’homme sont des
visages d’hommes et de femmes.
Dans quels contextes se situent actuellement les droits de l’homme et leur
universalité. Ils ont toujours été des cris d’hommes et de femmes depuis la
nuit des temps en exprimant leurs espoirs et leurs exigences. Ces phénomènes
sont mondiaux. Qui mettra au cœur de la mondialisation la personne humaine ?
Cela a été fait pour la finance, pour les marchands d’armes…. ! Les
nouveaux pouvoirs ont changé la donne. Que faisons-nous des découvertes qui
ont été trouvées ? Le rôle du citoyen n’est-il pas d’influencer le
sens donné à ces découvertes ? On a trouvé la marchandisation de
l’homme !
Il y a une crise du sens que l’on peut donner à sa vie. Albert Camus se
posait la question de savoir pourquoi, au début du XXè siècle, alors que
toute une frange de la population avait été élevée dans le nihilisme, elle a
trouvé un sens à son existence en
luttant contre le nazisme au péril de sa vie, en défendant un certain nombre
de valeurs.
Le monde actuel vit dans une extrême misère. Le fossé entre riche et pauvre
n’a cessé de s’ élargir.
Le texte de Ce texte est un horizon d'espérance. La méconnaissance même des droits de l'homme a conduit au pire des barbaries. Les droits de l'homme sont des garde-fous. Il est possible de construire ensemble un monde libéré de la terreur et de la misère. L'acte de foi dans chaque être humain, dans sa dignité, permet de donner une chance à cette espérance. On ne peut pour sauvegarder un droit, violer les autres droits. Là est sans doute l'une des limites du système. Cette déclaration des droits de l'homme ne s'est pas appelée internationale mais bien universelle car elle s'adresse à tout le monde, à tous, individuellement. Cet outil sert de levier d'interpellation vis à vis des différents États. Aucun chef d'État ne peut indéfiniment renier sa signature vis à vis des droits de l'homme. Par exemple, il pourra y avoir des tensions entre droit de propriété et droit au logement opposable. Comment nous situons-nous en tant qu'acteur dans cette universalité ? Comment négocions-nous nos peurs, par exemple vis à vis du terrorisme ? Il faut faire partie de la solidarité qui donne l'espérance. Les hommes sont capables de donner l'espérance en brisant la solitude de ceux qui y sont enfermés. La discrimination c'est d'abord le fait de commencer par mettre une étiquette sur un groupe, puis c'est de l'exclure de la normalité. C'est ensuite la déshumanisation. Il faut contribuer à constituer une gouvernance mondiale. il faut aussi définir le partage des richesses. La peur implique des replis identitaires afin que l'autre devienne son ennemi. La multiplication des droits ne facilite pas la défense des droits de l'homme. Le fossé entre les paroles et les actes s'est tellement agrandi que cela diminue paradoxalement la valeur, la force des textes sur les droits de l'homme. Il faut reconjuguer l'éthique de conviction et l'éthique de responsabilité.
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