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le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de conférences
a donné une conférence
le mardi 4 octobre 2011
"Sommes-nous les esclaves de la sélection naturelle ?" Biographie - Bibliographie - Notes sur la conférence
Diplômé en médecine de l'Université catholique de Louvain (UCL) en 1941 et de chimie (UCL) en 1946, il mène simultanément une carrière d'enseignant et de chercheur au sein de l'UCL et à la Rockefeller University de New-York. Ses recherches sur les structures cellulaires ont ouvert des voies nouvelles en biochimie et en génétique. Il fut récompensé pour ses découvertes. Il décrit la première fois le lysosome en 1955, et le peroxysome dix ans plus tard. Il partagea le prix Nobel de physiologie ou de médecine avec Albert Claude et George Emil Palade. La même année, on lui doit la création de l'Institut de pathologies moléculaire et cellulaire, installé sur le campus de Louvain-en-Woluwe. Humaniste, il a notamment signé, avec d'autres lauréats du Prix Nobel, un appel demandant qu'une délégation du Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU rende visite à un enfant tibétain en résidence surveillée depuis 1995 en Chine, Gendhun Choekyi Nyima, reconnu comme 11e Panchen Lama par le 14e Dalaï Lama, Tenzin Gyatso. Il dirige actuellement l'Institut international de pathologie cellulaire, à Bruxelles. Il est fait membre étranger de la Royal Society en 1988. Le 13 octobre 2007, durant la crise gouvernementale dite « de l'orange bleue », De Duve a signé avec plusieurs scientifiques belges francophones et néerlandophones une lettre ouverte demandant aux négociateurs de l'orange bleue de renoncer au projet de certaines formations flamandes de régionaliser la politique scientifique belge. De Duve et ses cosignataires voulaient le maintien d'une politique scientifique fédérale « forte, cohérente et intégrée » et revendiquent un « refinancement significatif » de toutes les activités de ce secteur. À l'occasion de son 90e anniversaire, en octobre 2007, un dîner de gala a été organisé, en présence de la princesse Astrid, du prince Alexandre et de la princesse Léa de Belgique. Le 5 mai 2010, lors de la semaine des Nobel, l'Université libre de Bruxelles (ULB) lui a décerné l'insigne de Docteur Honoris Causa de l'université. Il est membre de l'Académie roumaine. (Wikipédia)
Ouvrages disponibles
"Sommes-nous les esclaves de la sélection naturelle ?"
4 milliards d'années avant notre ère, c'est aussi 10 milliards d'années après le Big Bang, mais c'est le moment où la Terre était prêt à accueillir la vie. 500 millions d'années plus tard, la vie était là sous forme de bactéries unicellulaires et ce, pendant 3 milliards d'années. Ce n'est qu'un million d'années après qu'apparaissent les premiers êtres multicellulaires sous la forme de végétaux. Pendant la Renaissance, on pensait que toute la vie était apparue sur Terre simultanément. Ce n'est qu'au XVIIIè siècle, avec Lamarck, que l'on appréhende la notion d'évolution, et c'est seulement au XIXè siècle, avec Darwin, que le mécanisme de l'évolution avec la théorie de la sélection naturelle prendra corps. C'est au XXè siècle que cette notion deviendra irréfutable et acceptée par tous. L'hérédité a toujours existée mais dépend de la réplication qui peut être parfaite ou non s'il y a des variations. Pour Darwin, si on laissait faire les choses en suivant la théorie de Malthus, la sélection naturelle mettrait en avant des copies imparfaites liées au hasard qui pouvaient si elles étaient mieux adaptées, survivre davantage dans les conditions qui existaient à ce moment donné. La sélection naturelle n'agit que dans les circonstances présentes. Elle ne prévoit en aucune façon l'avenir. Pour Monod et Gould, le hasard n'offre qu'une toute petite partie des mutations possibles alors que pour Dawkins et Morris, le hasard peut offrir toutes les mutations possibles mais en s'optimisant. Le cerveau du chimpanzé fait environ 350 cm3 a été multiplié par 4 avec celui de l'homme (environ 1350 cm3) en l'espace de 2 millions d'années alors qu'il a fallu des milliards d'années pour passer de la méduse au chimpanzé. La population des Néanderthaliens était de 3000 être 500000 ans avant notre ère. Il y a 10000 ans, la population se situait entre 5 et 10 millions ; elle passait à 500 millions à la Renaissance, 1 milliard au milieu du XIXè siècle, 6 milliards en 2009... L'homme est le plus grand succès évolutif. Cependant ce succès à un prix : la perte de la biodiversité, désertification, épuisement des ressources naturelles, la pollution, villes surpeuplées, conflits et guerres... La responsable de tout ceci est la sélection naturelle car elle est aveugle. Elle ne peut prévoir l'avenir. Elle a privilégié des propriétés avantageux avec l'égoïsme de groupe avec l'hostilité intergroupe. Nous restons les victimes de ces traits génétiques. Il y 7 scénarios pour le futur : 1 - Ne rien faire : c'est le plus simple. Cela mènera à notre perte de façon inéluctable. 2 - Améliorer nos gènes. Difficile dans le cadre de nos connaissances actuelles. 3 - Recabler le cerveau. C'est à dire éduquer, stimuler le cerveau. L'épigénétisme, c'est ce qui s'ajoute au bagage génétique. L'éducation des enfants est fondamentale. Mais qui va éduquer les éducateurs ? 4 - Faire appel aux religions. 5 - Protéger l'environnement. La nature n'est bonne ou mauvaise. Protéger la nature sous prétexte que la nature est sacrée est exagéré. 6 - Donner leur chance aux femmes qui jouent un rôle plus important vis à vis des enfants que les hommes. 7 - Contrôler la population car la terre ne peut nourrir indéfiniment la croissance exponentielle de la population. | |||||||||||||||||||||