|
MENU
Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens
Copyright 2000-2012
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 04/03/2012
| |
le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences

On ne badine pas avec l'avenir
| Myriam
Revault d'Allonnes |
donnera une conférence
le jeudi 10 février 2011 à 18H30
à la Faculté de Droit de Toulon
"Où en sommes-nous de l'expérience
démocratique dans la France d'aujourd'hui"
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Pourquoi n'aimons nous
pas la démocratie ?" Seuil |
 |
On se souvient de la formule de Churchill : " La démocratie
est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres".
A l'évidence, nous n " aimons " pas la démocratie. Et
pourtant nous sommes tous démocrates... Étrange procès en désamour
que celui-là, dont la virulence égale l'ancienneté : toute petite déjà,
à Athènes, la démocratie ne manquait pas de détracteurs... Myriam
Revault d'Allonnes s'interroge, non pas sur les critiques ou les
sarcasmes dont la démocratie est l'objet, mais sur la nature de l'expérience
démocratique, travaillée par l'incertitude, le conflit, l'inachèvement,
inextricablement liée à ce qui s'oppose à elle et la menace.
Comment l'homme démocratique, confronté à cette existence toujours
problématique, ne serait-il pas en proie à l'insatisfaction et à la
déception permanentes ? Cependant, si nous n' "aimons" pas
la démocratie, pouvons-nous ne pas la vouloir ? Car c'est bien l'expérience
démocratique qui fait de nous des sujets éthiques et politiques, des
citoyens qui ne veulent pas être ainsi gouvernés : " pas comme
ça, pas pour ça, pas par eux ".
|
|
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Ce que l'homme fait à
l'homme. Essai sur le mal politique" Champs Flammarion |
 |
Une étude sur la virtualité toujours présente
du mal politique. Pour comprendre le présent de ce mal, il faut
rouvrir le passé, remonter notamment au mal radical selon Kant,
ou aux liens entre le tragique et la capacité d'institution
politique chez Aristote. Se dégage alors une longue tradition :
celle d'une humanité dénuée de toute prétention à
l'innocence, rendue au mal de sa liberté.
|
|
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Pourquoi les hommes
font-ils la guerre ?" Giboulée Gallimard Jeunesse |
 |
Nous n'aimons pas la guerre, qui n'apporte
que souffrances et tourments et qui sème la mort.
Mais peut-on imaginer un monde sans guerres? En quoi la guerre diffère-t-elle
des autres formes de violence? La guerre n'est-elle que la manifestation
de l'agressivité naturelle ou bien est-elle liée à la vie en société?
Et s'il en est ainsi, comment a-t-elle évolué au fur et à mesure que la
culture a progressé? Pourquoi n'a-t-elle pas disparu avec les progrès de
la civilisation? Toutes les guerres se valent-elles et peut-on parler de
guerres justes ou injustes? A toutes ces questions, il n'y a pas de réponse
simple ni de réponse toute faite mais il convient au moins de les poser:
elles permettent de réfléchir à la façon dont les hommes vivent
ensemble. |
|
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Le pouvoir des
commencements. Essai sur l'autorité" Seuil |
 |
Qu'en est-il de l'autorité dans un monde où
l'arrachement à la tradition et au passé a pris valeur de mot d'ordre ?
Que devient l'autorité lorsqu'elle se trouve confrontée à
l'individualisme et à l'égalisation démocratique et que de surcroît le
futur - comme c'est le cas aujourd'hui - se dérobe à toute espérance ?
L'autorité ne se confond pas avec le pouvoir.
Elle appelle la reconnaissance plus qu'elle ne requiert l'obéissance.
Elle se déploie dans la durée alors que le pouvoir est d'abord lié au
partage de l'espace. Parce qu'elle assure la continuité des générations,
la transmission, la filiation, tout en rendant compte des crises qui en déchirent
le tissu, elle est une dimension fondamentale du lien social. Si pour nous
l'autorité est encore porteuse de sens, ce n'est pas parce qu'elle se réclame
d'un monde vétuste, mais parce qu'elle nous fait naître neufs dans un
monde plus vieux que nous.
Qu'est-ce que l'autorité, sinon le pouvoir des commencements, le pouvoir
de donner à ceux qui viendront après nous la capacité de commencer à
leur tour ? Ceux qui l'exercent - mais ne la détiennent pas - autorisent
ainsi leurs successeurs à entreprendre quelque chose de nouveau, c'est-à-dire
d'imprévu. Commencer, c'est commencer de continuer. Mais continuer, c'est
aussi continuer de commencer. |
|
|
"Cahiers de l'Herne : Paul Ricœur" |
 |
S'expliquant sur la
publication de Soi-même comme un autre (1990), Paul Ricœur disait ceci :
" C'est une réflexion qui vient très tard, à la fin sans doute de
mon parcours philosophique. Parce que j'ai voulu régler mes comptes non
pas avec les autres mais avec moi-même, c'est-à-dire avec tous ceux que
j'ai croisés pendant trente ou quarante années de travail. " Dans
ce propos, on reconnaîtra sans peine la façon de faire de l'homme et du
philosophe... |
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Doit-on moraliser la politique ?" Bayard |
 |
La dernière élection présidentielle
a plongé la France, et le reste du monde avec elle, dans un désarroi
profond. Voilà donc jusqu'où pouvaient nous mener l'idéologie du "
tous pourris " et le désintérêt grandissant pour la politique.
Myriam Revault d'Allonnes nous invite ici à tirer jusqu'au bout la leçon
de cet événement électoral. Avant de s'indigner de la fin de toute
morale en politique et de grossir les rangs des leaders populistes qui ont
toujours su utiliser cette crainte, demandons-nous ce que devrait être réellement
cette éthique pour avoir une chance de la construire. |
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Fragile humanité" Aubier |
 |
Qu'est-ce que l' "
humanité " ? L'infinie diversité du genre humain ou la qualité
distinctive qui réunit tous les hommes ? Comment concevoir la singularité
de chaque être et son égale appartenance à la communauté humaine sans
penser du même coup le " sentiment " d'humanité ? Tous les
textes ici rassemblés explorent cette idée d'une humanité commune qui
permet un possible partage du monde et de l'expérience. Mais ils
rencontrent aussi la défection de ce partage, défection dont le siècle
qui vient de s'achever porte la marque indélébile : du règne des masses
tel que l'aborde Canetti aux ambivalences de l'actuelle demande d'éthique,
en passant par les nouveaux visages de la guerre ; de l'expérience
cruciale de la déshumanisation concentrationnaire dont rendent compte,
parmi tant d'autres, les textes de Primo Levi et Robert Antelme à
l'attentat du 11 septembre qui, à l'aube du XXIe siècle, nourrit de
nouvelles formes de renoncement aux exigences de l'universel. Et si, au
terme de ce parcours, l'humanité apparaît comme une évidence fragile et
incertaine, c'est aussi parce qu'elle aura été réfléchie à travers
les outils de la pensée classique, cette traversée dût-elle parfois révéler
que notre tâche aujourd'hui est de les réinventer. |
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Le dépérissement de la politique. Généalogie
d'un lieu commun" Champs |
 |
La politique est atteinte
d'une maladie de langueur : elle n'en finit pas d'en finir. Et au
catalogue des idées reçues, son " dépérissement " occupe
aujourd'hui une place très en vue : vidée de son contenu, vouée à
l'impuissance, elle n'oriente plus les conduites, elle ne cristallise plus
les passions, elle ne propose plus d'idéaux. D'où la kyrielle des
termes, et l'on en passe, qui qualifient le rapport que nous entretenons
avec elle : déception, désintérêt, désenchantement, méfiance, discrédit...
A la chronique de cette mort annoncée, ce livre, à travers une double généalogie
- celle du sens commun et celle de la tradition philosophique -, voudrait
opposer l'acceptation d'une fragilité essentielle qui résiste à la
sempiternelle prophétie de la fin. La politique, loin d'être frappée
d'impuissance, se voit certes assigner des limites, et exerce une action
sans garantie ultime ; mais, contre le lieu commun de la déshérence,
elle choisit la tâche de la transmission. Car il s'agit d'assurer aux générations
ultérieures un héritage qui n'est peut-être " précédé d'aucun
testament ". Et c'est alors une autre intelligence de la politique
qui permettrait d'en repenser aujourd'hui les représentations et les
pratiques. |
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Merleau-Ponty. La chair du politique"
Michalon |
 |
|
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Ce qui l'homme fait à l'homme. Essai sur le mal
politique" Champs |
 |
Au XXe siècle, les "
camps " où des Etats et des régimes politiques programmèrent l'anéantissement
de l'homme ont révélé la " condition inhumaine ". L'histoire
a pris le visage non plus du destin, mais de la terreur. D'où la question
: avons-nous vu surgir la figure exceptionnelle du mal, du mal dans une
violence et une horreur sans précédent ? Ou bien avons-nous affaire ici,
comme l'affirme Hannah Arendt, à la banalité du mal, tout simplement ?
C'est de cette expression, dont le sens a été usé avant même d'avoir
été compris, que part Myriam Revault d'Allonnes pour tenter d'approcher
ce que l'homme peut faire à l'homme, c'est-à-dire la virtualité
toujours présente du mal politique. Pour comprendre le présent de ce
mal, il faut rouvrir le passé, remonter au mal radical selon Kant,
revenir aussi au lien entre le tragique et la capacité d'institution
politique chez Aristote ; puis relire les Modernes, tels Hobbes et deux de
ses grands commentateurs, Carl Schmitt et Leo Strauss. On trouvera dans
cette lecture, inédite, comme un fil conducteur, l'idée d'une humanité
dénuée de toute prétention à l'innocence, d'une humanité rendue au
mal de la liberté (de sa liberté) et donc à sa puissance d'agir. |
|
Myriam Revault d'Allonnes : "Spinoza. Puissance et ontologie" Kimé |
 |
|

|