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le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de conférences
Olivier Mongin Essayiste,
écrivain, directeur de la revue Esprit a donné une conférence
le mardi 20 avril 2010 à 18H30 L'urbain mondialisé et la crise
Notes sur la conférence d'Olivier Mongin On n’habite pas n’importe comment. Habiter implique un certain nombre de conditions. Habiter touche fondamentalement la transmission au même titre que le langage. Alberti a écrit au XVè siècle un traité d’architecture où il y rappelle trois principes :
On ne vit ensemble
qui si l’on a un recit commun, un récit urbain qui doit porter un
collectif. Une ville doit être un imaginaire au delà du territoire. Il n’y a
que des site originaux et il faut les faire ressortir . Les villes nouvelles n’ont plus d’espaces publics. Il n’existe que des espaces privés : des logements et des centres commerciaux privés qui font office d’espaces publics. On est dans l’après-ville, dans un monde urbain qui a évolué très rapidement et où rien ne peut s’installer (essentiellement à l’extérieur de l’Europe). Il ne faut pas voir la mondialisation uniquement sous son seul aspect économique. Il y a une rupture démographique au début du XXè siècle où seulement 10 % de la population était « urbaine » alors qu’un siècle plus tard cette partie de la population passera à 60 %. On est dans un monde liquide, un monde commerçant, un monde mobile. On est dans un monde où les flux nous précèdent. Ces flux sont plus importants que les lieux. Il y a plusieurs vitesses. Alors qu’il y a une privatisation de l’espace public, la fragmentation l’emporte sur la mixité sociale. Autrefois, il existait des limites aux villes. Ces limites étaient intégratrices. Or nous sommes dans l’illimitation actuellement. Il existe différentes formes d’urbanisation :
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