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Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 13/05/2011

le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés,  propose dans le cadre de son cycle de conférences


On ne badine pas avec l'avenir

Olivier Mongin

 Essayiste, écrivain, directeur de la revue Esprit
    
 

a donné une conférence le mardi 20 avril 2010 à 18H30
à la Faculté de Droit de Toulon - Amphi 300

L'urbain mondialisé et la crise

Notes sur la conférence


 

Notes sur la conférence d'Olivier Mongin

On n’habite pas n’importe comment. Habiter implique un certain nombre de conditions. Habiter touche fondamentalement la transmission au même titre que le langage.

Alberti a écrit au XVè siècle un traité d’architecture où il y rappelle trois principes :

  • Necessitas : Il faut qu’une maison tienne debout. Les règles de la construction, le respect de la nature, la santé et la salubrité font partie de cette notions.

  • Commoditas : Il faut construire pour un destinataire (et pas pour soi).

  • Voluptas : Il faut que la construction soit esthétique.

On ne vit ensemble  qui si l’on a un recit commun, un récit urbain qui doit porter un collectif. Une ville doit être un imaginaire au delà du territoire. Il n’y a que des site originaux et il faut les faire ressortir .
Il faut un respect du corps, un respect de la scène (un carnaval) où l’habitant peut être anonyme. Si l’on a essayé de faire des villes des villages, ce n’est qu’une illusion, le village n’existe plus.

Les villes nouvelles n’ont plus d’espaces publics. Il n’existe que des espaces privés : des logements et des centres commerciaux privés qui font office d’espaces publics. On est dans l’après-ville, dans un monde urbain qui a évolué très rapidement et où rien ne peut s’installer (essentiellement à l’extérieur de l’Europe).

Il ne faut pas voir la mondialisation uniquement sous son seul aspect économique.

Il y a une rupture démographique au début du XXè siècle où seulement 10 % de la population était « urbaine » alors qu’un siècle plus tard cette partie de la population passera à 60 %.

On est dans un monde liquide, un monde commerçant, un monde mobile. On est dans un monde où les flux nous précèdent. Ces flux sont plus importants que les lieux. Il y a plusieurs vitesses.

Alors qu’il y a une privatisation de l’espace public, la fragmentation l’emporte sur la mixité sociale. Autrefois, il existait des limites aux villes. Ces limites étaient intégratrices. Or nous sommes dans l’illimitation actuellement.

Il existe différentes formes d’urbanisation :

  • La los-angelisation : habitat en lotissement, mitage de l’espace..

  • Les ghettos de sécurisation.

  • La ville globale, élitiste qui ne se préoccupe pas de son environnement immédiat et qui n’est en communication qu’avec d’autres villes globales.

Il faudrait décélérer, mais pas revenir en arrière. Il faudrait créer des sas. Dans un site, le paysage doit précéder le programme