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Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences

On ne badine pas avec l'avenir
Jean-Pierre Rioux

Photo Librairie Gaïa
Historien,
spécialiste de la France du XXè siècle
a donné une conférence
le mardi 20 octobre 2009
à la Faculté de Droit de Toulon
Renouer le fil du temps
Résumé
de la conférence
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En collaboration avec S. Bernstein et P. Birnbaum :
"De Gaulle et les élites" La Découverte |
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Dans un pays où l'autorité, la
légitimité et la place de l'État sont parfois mises en question et où
de Gaulle apparaît de plus en plus comme le dernier grand champion de l'État
au service du bien commun, le rapport singulier et ambivalent entretenu
par le Général avec les élites de la nation revêt un caractère
d'actualité.
S'il les juge indispensables à la vie nationale comme à l'efficacité de
l'action de l'État, un des leitmotiv permanents de sa réflexion est la défaillance,
voire la trahison, des élites traditionnelles et l'appel au réveil des
élites, voire à l'émergence d'élites nouvelles, nécessaires au
renouveau de la nation, à sa modernisation, à son avenir. Il reste que,
de l'Appel du 18 Juin au référendum de 1969, en passant par la guerre
d'Algérie, l'histoire de la geste gaullienne et de ses rapports avec les
hauts fonctionnaires, les patrons, les militaires et les intellectuels se
révèle riche et complexe, comme le montrent les auteurs de cet ouvrage.
En continuité avec les travaux patronnés depuis quatre décennies par
l'Institut, puis Fondation Charles de Gaulle, cette avancée scientifique
ouvre la voie à une réflexion symétrique sur le rapport au peuple qui,
dans la pensée gaullienne, figure à l'opposé des élites. Elle sera
prolongée par un Cahier de la Fondation Charles de Gaulle rassemblant les
réflexions des acteurs et témoins sur la relation entre de Gaulle et les
grands corps et grandes institutions de l'État. |
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En collaboration : "Nos embarras de mémoire - La
France en souffrance" Lavauzelle |
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Temps défait, horizons brouillés,
liens sociaux et familiaux distendus, individus et collectivités en
errances et revendications : décontenancés par cette avalanche d'imprévus,
nous ne savons plus lier le passé, le présent et l'avenir.
La photo de famille est devenue floue. Les mémoires tempêtent et dérivent.
Historiens, sociologues, philosophes, psychanalystes, enseignants et
chercheurs répondent ici à l'appel si bien-venu des Amis du Mémorial de
l'Alsace-Moselle (www.memorial-alsace-moselle.com). Ils disent pourquoi le
" devoir de mémoire " est devenu une mise en accusation du passé.
Ils décrivent la crise de la temporalité qui dérègle la société.
Ils expliquent pourquoi à l'ère du témoin a succédé celui de la
victime, pourquoi la force du souvenir a moins d'effets sur l'art de vivre
ensemble. Ils découvrent des horizons brouillés, en Alsace-Moselle, en
France et en Europe. Aucun ne cède pourtant à la désespérance. Tous au
contraire, rappellent qu'il s'agit de faire, obstinément, notre double
devoir d'intelligence critique et de vigilance civique.
Pour réapprendre ensemble l'art de la mémoire. |
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En collaboration : "De Gaulle -
Portraits" Omnibus |
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Les huit livres réunis ici ont été publiés
" à chaud ", entre 1958 et 2000, de l'an I de la Ve République
à l'ultime année d'un XXe siècle que l'homme du 18 juin a affronté
sans désemparer.
Brefs, alertes, louangeurs ou polémiques, graves ou lestes, ils ont été
écrits pour faire mouche, et chaque auteur - journaliste, écrivain ou
essayiste, avocat, historien ou philosophe - parle vrai. Ensemble, ils
dressent un passionnant "portrait ". Du souffle héroïque des débuts
aux méandres et aux ruses déployées face aux " aventures
incertaines " de la vie politique, ils palpitent de la confrontation
quotidienne avec l'Histoire, mais ils vont à l'essentiel en créditant De
Gaulle, homme d'action d'abord, d'une langue, d'une mémoire et d'une
flamme : somme toute, de ce qui a entretenu en lui tout au long de sa vie
" une certaine idée " de la France. |
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Sous la direction de J.P. Rioux : "Dictionnaire de
la France coloniale" Flammarion |
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Décrire les multiples visages de la France
coloniale, telle a été l'ambition de cet ouvrage, qui lui consacre plus
de cent vingt entrées et une iconographie abondante.
Visages divers dans le temps : dix-sept grandes dates ont été retenues,
de 1815 à 1998, depuis l'effritement du premier empire colonial jusqu'à
l'accord de Nouméa. Visages divers dans l'espace, car la France
coloniale, avec une volonté et une violence inégales en intensité,
s'est faite au Maghreb et au Levant, en Afrique et en Asie, dans l'Océan
indien et le Pacifique, mais aussi dans les Amériques.
Visages incarnés par des hommes, qu'ils fussent des conquérants
militaires, des résistants héroïques, des hommes de paix ou d'humbles
soldats ; visages magnifiés ou caricaturés par les affiches, le cinéma,
la littérature, les manuels... Cette histoire douloureuse et complexe, il
est enfin temps de se la réapproprier : parce que le premier devoir de
l'historien est celui de l'intelligence active, ce livre voudrait aider la
France ex-coloniale à sortir de sa guerre des mémoires et à affronter
son passé. |
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"Les populismes" Tempus - Perrin |
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Le populisme n'est pas seulement de retour,
il fait l'actualité.
En France, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection
présidentielle de 2002 a provoqué un séisme politique. En Europe, la résurgence
des nationalismes actifs - en Pologne, en Hongrie, en Italie - et la poussée
des intégrismes ont enraciné l'évidence. Voici désigné le spectre qui
hante notre début de siècle et positivée une forme de politique qui ne
serait passible que d'adhésion aveugle.
Les historiens et les politologues ici assemblés par Jean-Pierre Rioux -
de Pierre-André Taguieff à Marc Lazar, Nicolas Werth, Pierre Milza,
Paolo Pombeni, Jean-Jacques Becker, Pierre Ayçoberry, Pierre Melandri,
Jean-Louis Margolin, Guy Hermet, Rémy Leveau ou Michel Winock entre
autres - ont l'immense mérite de définir, de circonscrire et de décortiquer
le concept incertain du populisme. Pas seulement en France ou en Europe,
mais aussi en Amérique du Nord et du Sud comme en terre d'islam.
Grâce à eux, et à cette histoire comparée des populismes, le lecteur
peut enfin savoir de quoi il retourne. |
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Jean-Pierre Rioux : "Le Front Populaire"
Tallandier |
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"
Ne pas oublier le rôle immense que le côté kermesse aura joué dans la
grève. [...] La joie d'être autonome, d'être libre et, par le fait de
n'avoir pas, aujourd'hui, à obéir, de se sentir soudain un autre. "
C'est André Malraux qui a noté dans un Carnet inédit, après Simone
Weil et tant d'autres qui ont senti eux aussi la " joie "
profonde de " 36 " dans " le silence des machines ",
cette vérité première, primitive ou primaire, peu importe, mais si
pleinement vécue par nombre de salariés qui ont occupé leur lieu de
travail : le " Front popu " fut une bouffée d'air printanier
prise " sur le tas ", un de ces moments où l'on reprend
souffle, yeux écarquillés et cœur battant la chamade; où l'on se
persuade de ne plus avoir à subir; où l'on se prend à rêver d'écrire
l'Histoire comme ça, de chic, avec de beaux pleins et de beaux déliés,
comme à l'école primaire de la lutte pour la justice. |
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Où l'on profite d'un temps perdu, d'un temps volé, d'un peu de temps
enfin, pour s'occuper de soi en posant le fardeau, puisque ces jours-là,
ce fut un peu "je est un autre", allégé, émancipé. Bref, ce
fut du temps libéré, presque libertaire: du temps libre. "
Jean-Pierre RIOUX |
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Jean-Pierre Rioux : "La France perd la
mémoire" Perrin |
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Notre débâcle intime et collective, celle du souvenir et de l'art de
vivre, est en cours. Nous assistons à l'exténuation du vieux rêve qui
faisait de la France un héritage et un projet. Tout se passe comme si ce
pays était sorti de l'histoire vive pour entrer en mémoire vaine, comme
si la rumination avait remplacé l'ambition et qu'on expédie par pertes
et profits Austerlitz, la laïcité ou un demi-siècle de paix en Europe.
Hier, nous célébrions la nation républicanisée, l'histoire laïcisée
et l'intérêt général ; aujourd'hui, nous valorisons les mémoires et
les " devoirs " de mémoire, mais nous ne savons plus saisir l'âme
de la France. Résultat : ce pays vit à l'heure du n'importe quoi mémoriel. |
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Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli : "La
culture de masse en France. De la Belle-Époque à
aujourd'hui." Pluriel et Fayard |
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L'émergence, l'affirmation puis le déferlement de la " culture de
masse " a profondément marqué les consommations et les pratiques
culturelles, les sensibilités et les rêves, les grands et petits
bonheurs, la vie tout simplement des Françaises et des Français de
toutes générations. Ce livre souligne les chronologies singulières et
les ressorts dramatiques du siècle culturel, mais sans dissimuler la
force intrinsèque de ce flot montant qui a contribué à promouvoir les
masses en les divertissant. Il examine pas à pas cette combinaison
constante d'un air du temps changeant et d'une aspiration foncière à
cette nouvelle culture où le cinéma, le disque, la radio jouent un rôle
prépondérant et qui n'a jamais été une simple et banale importation
anglo-saxonne. |
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Il permet de découvrir ainsi que cette consommation de masse fut et
demeure une expression de l'individualisme conquérant, démultiplié et
devenu consommateur, une forme de revanche sur le tragique et sur la mort
qui ont tant frappé et tant désespéré dans ce siècle de fer. |
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Collectif dont Jean-Pierre Rioux : "Une histoire du
monde contemporain" Larousse |
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A partir de 1918, et plus que jamais, l'histoire se joue à l'échelle du
globe deux guerres mondiales et clé nombreux conflits - au Viêt Nam, au
Proche-Orient, en ex-Yougoslavie - font de la planète un gigantesque
champ de bataille. Cependant, les grandes figures de ce siècle ne sont
plus seulement politiques : les dieux du stade et les stars du grand ou du
petit écran sont devenus aussi familiers à des millions de personnes due
de Gaulle, Kennedy ou Gandhi. En effet, les progrès des transports, des télécommunications
et de l'informatique font du monde un " village planétaire " où
l'information circule en temps réel grâce à Internet. |
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Enfin, le XXe siècle est celui des révolutions au quotidien : le réfrigérateur
et la carte bancaire, l'automobile et l'avion..., mais aussi les
supermarchés et les congés payés, le chewing-gum et les plats surgelés
! Réunis sous la direction scientifique de Jean-Pierre Rioux, inspecteur
général de l'Education nationale, les meilleurs spécialistes du XXe siècle
proposent une histoire panoramique et véritablement mondiale, du traité
de Versailles à la guerre en Iraq. |
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Jean-Pierre Rioux : "De Gaulle. La France à
vif" Pluriel |
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Biographie alerte d'un
grand homme, le livre de Jean-Pierre Rioux ne vise ni l'exhaustivité ni
les secrets d'une vie. Il s'interroge plutôt sur une rencontre celle de
De Gaulle et de la France. Leurs itinéraires se recoupent en au moins
trois points : le 18 juin 1940, bien sûr, et l'élan du refus altier
opposé au déferlement nazi et aux complaisances vichyssoises ; le 13 mai
1958, ensuite, et une décolonisation qui se situe, malgré les ambiguïtés,
en droite ligne du discours de Brazzaville ; enfin, moins précisément
datable, le choix européen et, plus particulièrement, l'amitié
franco-allemande. |
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Ainsi de Gaulle est-il ici restitué à sa véritable dimension historique
et politique, qui le met hors de portée de ses partisans comme de ses
adversaires : Un Charles de Gaulle que l'auteur veut " considérer
aujourd'hui d'un 0eil éclairci, sans fidélité datée ni haine
intempestive ". |
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Jean-Pierre Rioux : "Jean-Jaurès"
Perrin |
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Assez de l'humaniste barbu, du martyr pour Panthéon et fin de banquets,
de l'apôtre unitaire pour grand-messe de gauche ! Si on réduit jean Jaurés
à ses commémorations émues, on peut l'abandonner sans vergogne aux
curieux et aux dévots, aux avenues de la Gare et aux frontons de groupes
scolaires. Jaurés ne peut être confondu avec le jaurésisme et les jaurésiens.
Il a parlé, il a écrit, il s'est battu et il en est mort. La République
l'appelait ; pour elle, il a su vaincre et se sacrifier. Raconter Jaurès,
c'est retrouver les hymnes et les envolées oratoires qui se sont affadis
dans les banquets de notables ; c'est entendre les grands mots du
philosophe, de l'intellectuel et de l'historien, du défenseur des droits
de l'homme, de l'homme de la paix et de l'adversaire du colonialisme. |
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Jaurès sait leur donner des ailes. Jaurès fut le ténor de l'opéra
grandiose et parfois naïf que fut la République en ses débuts. Mais les
questions auxquelles le premier mort de l'été 1914 avait donné sa réponse
continuent de nous hanter : comment ne pas trahir quand on est au pouvoir
? Comment lire une société d'inégalités ? Comment récuser le désordre
établi si l'on n'assume pas l'histoire et l'héritage ? Que serait un
avenir sans morale et sans religion ? |
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Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli :
"Histoire culturelle de la France. Tome 4 : Le temps des masses, le
vingtième siècle"
Points Seuil |
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Jean-Pierre Rioux : "L'histoire du monde de 1918 à
nos jours : Afrique, Amériques, Europe, Extrême-Orient,
Océanie." Larousse |
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A partir de
1918, et plus que jamais, l'histoire se joue à l'échelle du globe : deux
guerres mondiales et de nombreux conflits - au Viêt-nam, au
Proche-Orient, en ex-Yougoslavie - font de la planète un gigantesque
champ de bataille. Cependant, les grandes figures de ce siècle ne sont
plus seulement politiques : les dieux du stade et les stars du grand ou du
petit écran sont devenus aussi familiers à des millions de personnes que
de Gaulle, Kennedy ou Gandhi. En effet, les progrès des transports, des télécommunications
et de l'informatique font du monde un "village planétaire" où
l'information circule en temps réel grâce à Internet. |
Enfin, le XXe siècle est celui des révolutions au quotidien : le réfrigérateur
et la carte bancaire, l'automobile et l'avion..., mais aussi les
supermarchés et les congés payés, le chewing-gum et les plats surgelés
!
Des doubles pages thématiques très illustrées
présentent la vie quotidienne (la télévision, la "chasse au
gaspi"...), l'art (le Bauhaus, le cinéma indien...), les sciences et
les techniques (la bombe atomique, l'agriculture dans le tiers-monde...).
Réunis sous la direction scientifique de Jean-Pierre Rioux, les meilleurs
spécialistes proposent une histoire panoramique et véritablement
mondiale, du traité de Versailles à la guerre en Irak. |
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Jean-Pierre Rioux : "Au bonheur la France. Des
impressionnistes à de Gaulle, comment nous avons su être heureux."
Perrin |
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Ce livre est un témoignage de fidélité. A une aventure personnelle au
long cours, à une certaine manière d'envisager et de raconter l'histoire
nationale, à une idée de la France qu'occulte beaucoup le récit des
guerres, des crises, des épreuves et de tout ce que nous avons payé au
prix fort depuis 1870. On oublie trop souvent en effet que les Français
de tous horizons - politique, social, culturel ou géographique - n'ont
jamais abandonné leurs rêves. Ils ont même déployé des talents
exceptionnels dans la chasse au bonheur, œuvrant pour les mille joies qui
tissent la vie d'un être collectif. Ici, le plaisir simple des
guinguettes, du vélo, du pique-nique amical, plus tard, celui des
vacances " payées ", de l'excursion automobile ou de la découverte
en commun de la radio, du ciné et de la télévision. |
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Ailleurs les satisfactions d'être encouragés dans cette recherche par
ces " monstres froids " que leur semblaient être l'école, l'Etat
et la République, protecteurs sévères de l'identité tricolore et
capables de répondre à cette soif de mieux-être et de dignité à portée
de main par le certif, les assurances sociales ou la laïcité. Les Français
ont bien su repérer les meilleurs d'entre eux, les Jaurès, Marc Bloch,
Mendès France ou de Gaulle, tous avocats d'une fraternité qui n'était
pas pour eux qu'une devise. Une histoire de petits bonheurs ? Soit, mais
aussi indispensables que le pain quotidien et d'autant plus chers
aujourd'hui qu'ils disparaissent dans la légende d'un siècle. |
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Jean-Pierre Rioux et Philippe Poirrier : "Affaires
culturelles et territoire" La Documentation Française |
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"
Affaires culturelles et territoires " ou " le passage d'un Etat
tutélaire à un Etat partenaire " ? C'est cette histoire - ou cette
hypothèse ? - que le présent ouvrage souhaite illustrer. Quand on voit
les responsables de politiques culturelles - dans l'administration de l'Etat
ou dans les collectivités territoriales - passer pas à pas des
financements " croisés " aux " conventions de développement
" jusqu'à de vrais partenariats, on a le sentiment d'assister en
moins de trente ans à une mutation profonde de la gestion des pouvoirs
publics, naguère si jacobine. A travers ces pages qui reprennent les
interventions des représentants de l'Etat, des acteurs locaux et des
historiens, on voit se rejoindre la patiente déconcentration du ministère
de la culture et l'impatiente montée de la décentralisation. Elles
affectent peu à peu toutes les disciplines de l'art et de la culture. |
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L'inscription progressive des diverses politiques culturelles de secteur
dans des territoires qui s'identifient peu à peu - pays, communautés
d'agglomération, syndicats de communes et districts, réseaux de villes,
départements, régions - appelle certes un esprit de partenariat, suggère
des formules juridiques nouvelles et suppose une expérimentation en vraie
grandeur avant que ne s'engage - comme vient de l'annoncer Catherine Tasca
- " une nouvelle étape de la décentralisation culturelle ". Le
présent ouvrage tente d'apporter le concours du regard historique à
cette féconde avancée. |
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Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli : "
La France d'un siècle à l'autre, 1914-2000. Dictionnaire
critique." Hachette |
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Depuis
la Grande Guerre, la France a connu un siècle d'épreuves et de mutations
sans précédent. Qui étions-nous, qui sommes-nous aujourd'hui au seuil
de ce nouveau millénaire ? L'ambition de ce livre est de répondre à ces
questions, en exposant l'aventure dont les uns et les autres sommes les
exacts contemporains. Voici un livre d'histoire donc, qui interroge la
permanence d'un destin, et arrime au temps l'avenir qui s'ébauche.
Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli ont conçu et écrit ce
livre, avec le concours d'historiens renommés. Plus d'une centaine
d'articles, véritables essais portant sur des thèmes majeurs,
s'ordonnent en six grands chapitres : événements, valeurs d'établissement,
vies quotidiennes, figures sociales, tensions et passions, enjeux. |
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Le lecteur peut ainsi trouver facilement les repères essentiels de notre
histoire de 1914 à 2000, à travers une série d'événements
soigneusement égrenés. Au gré de ses curiosités, il pourra mesurer la
signification de la " République ", de la " Nation ",
ou de l'" Etat ", l'importance des mutations du " paysage
", des " communications ", des mœurs... comme la
permanence des valeurs inchangées de la " table " ou du bistrot
du coin. Il rencontrera les figures sociales (" l'ouvrier ",
" le bourgeois ") ou les personnages (" l'artiste ",
" le journaliste ") qui composent le portrait d'une société
marquée par la montée de l'individualisme mais qui a conservé une
certaine cohérence. L'étude des tensions et des passions révèle la
profondeur de l'atavique culture du conflit. Enfin l'ouvrage s'achève sur
une série d'interrogations qui sont autant d'enjeux pour une réflexion
stimulante : qui travaille ? qui est exclu ? y a-t-il une justice pour
tous ? quelle violence la société sécrète-t-elle ? En voyageant entre
les différents articles (et grâce aux index), le lecteur percevra la cohérence
et l'unité d'ensemble de ce Dictionnaire qui se veut critique : autant
qu'un bilan du XXe siècle, il souligne les lignes de force et la mise en
perspective. Il voudrait contribuer à répondre à la question : pourquoi
persévérer à vouloir être ensemble après tant d'aléas séculaires ?
Comment aborder le nouveau siècle ? |
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Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli :
"Histoire culturelle de la France" Seuil |
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Coffret 4 volumes
Volume 1 : Le Moyen-Âge.
Volume 2 : De la Renaissance à l'aube des lumières.
Volume 3 : Lumières et liberté. Les XVIIIè et XIXè siècles.
Volume 4 : Le temps des masses. Le XXè siècle. |
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Jean-Pierre Rioux : "Tombeaux pour la gauche"
Presses de Sciences Po |
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Notre gauche, on le sait, n'a
jamais détesté suivre les enterrements. Elle s'honore même, au bas mot
depuis 1832, de savoir se rassembler et se ressourcer autour des cercueils
des victimes, et particulièrement ceux de ses hérauts tombés au champ
d'honneur du progressisme à la française. Cet essai d'histoire au présent,
ponctué de soupirs navrés, voudrait montrer au contraire que l'hommage
funèbre de la France et des siens au Grand-Homme-de-Gauche, si fervent
soit-il, est toujours assez impitoyable. Et que la gauche, pour
l'occasion, dévoile mieux sa faiblesse conceptuelle ou sa morale en délicatesse
que sa fidélité inébranlable à l'Idéal. il démonte, décape et
ravale ainsi cinq " panthéonisations ", spectaculaires et
probantes au fils tragique du XXe siècle, de 1914 à 1996 : celles de
Jean Jaurès, Léon Blum, Guy Mollet, Pierre Mendès France et François
Mitterrand. Sans pour autant vouloir faire mine d'attendre celle de notre
socialisme éploré. |
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Jean-Pierre Rioux et Serge Bernstein : "Nouvelle
histoire de la France contemporaine. Volume 18" Points Seuil |
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La France de l'expansion. Tome 2 : L'apogée Pompidou
1969-1974 |
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Jean-Pierre Rioux : "La Révolution industrielle.
1780-1880" Points Seuil |
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Quand commence la révolution
industrielle ? L'expression de " révolution industrielle "
est-elle propre à décrire son objet : faut-il lui préférer le terme
anglais de take off ? - ou celui, plus général et plus synthétique, de
" croissance " ? Quelles conditions président à son démarrage
et à son expansion ? Quelles en sont les conséquences - sociales,
culturelles, psychologiques, humaines en un mot ? Ouvre-t-elle le fossé
entre les nations dominantes et les nations " polétaires " ? Où
en est aujourd'hui la réfléxion des historiens sur cette formidable
mutation du travail de l'homme ? Ce sont là quelques-unes des questions
auxquelles on tente ici de répondre. |
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Jean-Pierre Rioux et Serge Bernstein : "Nouvelle
histoire de la France contemporaine. Volume 16" Points Seuil |
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Tome 16 : La France de la IVè République, 2è partie,
l'expansion et l'impuissance (1952-1958) |
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Jean-Pierre Rioux et Serge Bernstein : "Nouvelle
histoire de la France contemporaine. Volume 15" Points Seuil |
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Tome 15 : La France de la IVè République, 1è partie,
l'ardeur et la nécessité (1946-1951) |
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Résumé
de la conférence du 20 octobre 2009 Renouer le fil du temps
La transmission peut être un thème un peu banal mais il faut l'imposer autour
de nous sans relâche. Si le sujet de la conférence est euphorisant, la
réalité l'est beaucoup moins.
La discordance des temps sociaux montre que l'on observe une
multiplicité des temps qui peuvent se télescoper entre eux. Il existe une
réaction de plus en plus active de la société : "Je n'ai pas le
temps..". Cette réflexion implique en réalité de grandes souffrances.
L'historien étudie le temps qui passe et son influence sur
l'homme.
La France est bousculé par un monde nouveau. Elle le lit mal.
C'est un pays qui est menacé de voir remis en question sa mémoire commune, sa
mémoire spirituelle qui trouve ses racines dans le passé tel que le pensait
Ernest Renan. C'est cela que nous ne savons plus bien gérer.
Les signes inquiétants sont nombreux :
-
La fin définitive de la ruralité :
Les derniers conteurs ont disparu. Le lien rural s'est dénoué malgré la
force de la ruralité. L'aménagement du territoire prend le pas sur la
ruralité.
-
Le patrimoine est en passe de se
disperser à tout vent. Il est devenu tout sauf une transmission de la
mémoire. Il devient immatériel. Il est le témoin d'un passé visible
devenu invisible.
-
La veine commémorative
institutionnelle semble s'épuiser.
-
L'Histoire de France est enseigné
sans véritable cohérence où l'on aurait pu raconter la raison de rester
ensemble. Les mémoires qui s'étaient constituées à partir des conflits,
des luttes de classe perdent de leur sens.
Nous nous sommes mis à
douter de ce passé au profit du règne du présent. Le passé n'est plus nourricier.
Comment l'homme contemporain va-t-il laisser ce principe de
succession comme moyen de comprendre le monde ?
Il faut transmettre pour innover. Transmettre c'est donner des
armes pour avancer. Il n'y a pas de transmission sans succession. Comment
allons-nous retrouver l'homme prospectif ? Cela s'appelle la Révélation et la
Renaissance. Puisqu'il y aura un avènement, il faut inscrire le parcours de
l'humanité dans une perspective consciente. L'Histoire surplombe le monde
(Hegel). Faute de se situer dans le passé et de se projeter dans l'avenir, la
société se condamne.
Reconnaissons-nous en encore une autorité du temps ? Pour les plus
jeune, il faut bien vivre dans ce monde là. Dans nos comportements, nous
sacrons le présent. Les temporalités qui s'entrecroisaient pour fabriquer du
temps plus distendu qu'autrefois.
L'homme démocratique succombera à un présent sécurisant et répétitif
disait Tocqueville : propos prophétiques ! C'est la réalité sociale qui est
entrain de se désarticuler.
Les médias et leur culture de masse ont une responsabilité
évidente. La seule réalité des médias est l'instant présent sans passé ni
futur. Avec l'immédiateté du temps numérique disparaît le temps historique.
Le désordre des temps sociaux ne cesse de s'accroître en
même temps que l'allongement de la durée de la vie.
Au XVIIIè siècle, la modernité avait structuré les temps, la
modernité les fait exploser. Le cycle de la vie, le temps des âges atteignent
des différenciations du temps extrême. Le travail comme pivot du temps social
entraîne des disqualifications en chaîne. Le rapport des temps sociaux et
l'inégalité entre hommes et femmes est un thème majeur. Il désavantage en
premier les femmes. Cela intervient d'abord en zone urbaine : c'est la ville à
1000 temps.
Notre désarroi temporel vient pour partie de ce que le spirituel
avait pris dans l'espace public et est entrain de disparaître. Que signifient
le refus de la "bonne mort" et le déni de mort ? Nos envies de
mémoire au niveau de l'engouement des arbres généalogiques et de la recherche
des racines par exemple devront bien devoir se raccrocher à quelque chose.
La dictature du présent et de l'immédiateté n'a rien à faire de
la mémoire et de l'histoire. Renouer le fil du temps est peut-être aussi une
tentative politique pour lutter contre la privatisation du temps.

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