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Dernière modif. : 10/05/2008

Rémi Monaque


Photo Librairie Gaïa

L'amiral Rémi Monaque est l'un des grands spécialistes de la Marine Impériale.

est venu rencontrer ses lecteurs

mardi 20 décembre 2005

 

"Trafalgar"  Éd. Tallandier

" Nous n'avions plus à bord que quelques canons qui fussent en état de servir ; à peine 150 boulets encore dans le puits, le gouvernail coupé... Enfin, nous étions fermement persuadés que le vaisseau coulerait sous peu d'heures et, néanmoins, le feu continuait avec la plus grande vivacité, aux cris de "Vive l'Empereur ! " Plutôt la mort que la prison ! " La mort fut souvent au rendez-vous pour les équipages français engagés dans ce terrible affrontement naval dont le nom prend une sinistre résonance : Trafalgar. Pour les Anglais c'est une apothéose, pour les Français, une humiliation. Faisant appel à de nombreux documents et témoignages inédits, l'amiral Monaque, en homme de mer et en historien chevronné, nous replonge au cœur de la terrible tragédie maritime survenue le 21 octobre 1805.
 Il met en lumière la responsabilité de Napoléon et plus généralement la qualité de sa pensée et de son action dans le domaine maritime, il revient sur les conditions de vie à bord des navires, dresse le portrait des principaux acteurs du drame et rend intelligible, à l'aide de nombreux schémas et plans, les techniques de navigation et de combat de la marine à voile. On découvrira enfin que Trafalgar n'a produit, à court terme, que des effets stratégiques mineurs. Bien avant qu'elle ne se déroulât, Napoléon avait en effet renoncé à son grand dessein d'invasion de l'Angleterre et dirigé sa Grande Armée vers l'Europe centrale et le futur " soleil d'Austerlitz " du 2 décembre 1805.

 

Ouvrage collectif avec la participation de R. Monaque
"L'Armada. Maquettes du Musée Naval de Madrid" Éd. Mengès

   Le Musée naval de Madrid possède l'une des plus belles collections de modèles réduits de bateaux. Elle nous fait entrer dans l'univers magique de la mer et des somptueux navires espagnols des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce type de maquette était utilisé par les constructeurs pour présenter leur projet, lorsqu'une commande était lancée. Un charpentier la réalisait d'après des croquis dressés par un ingénieur. Ces modèles, souvent en bois précieux, représentaient avec la plus grande exactitude les formes, la structure, le gréement et les emménagements du navire proposé. Étape par étape, centimètre par centimètre, nous découvrons la minutie de ces réalisations exceptionnelles. Le navire déploie son long squelette : c'est d'abord l'assemblage de la quille, prolongée à l'avant par l'étrave et à l'arrière par l'étambot.
   Une fois l'armature du bateau recouverte d'un double revêtement de bois, on passe à la construction des ponts. Au XVIIIe siècle, les vaisseaux de guerre avaient trois ou quatre ponts, dont les coques étaient percées de sabords.
   L'architecture intérieure du navire s'offre donc aux regards sur plusieurs étages depuis la cale où s'entassent les vivres et les munitions jusqu'à la cabine du capitaine. Une fiche technique et historique complète la présentation de chaque modèle. Ce magnifique ouvrage nous permet de suivre l'évolution de la construction navale, qu'elle soit espagnole, anglaise ou bien encore française, au cours de ces deux siècles. L'extrême finesse de l'exécution, la qualité des matériaux, l'observance rigoureuse de l'échelle font de ces chefs-d'œuvre de menuiserie marine, uniques au monde, d'extraordinaires instruments d'étude autant que des objets d'art. Le constructeur Augustin Pic écrivait d'ailleurs, dès 1759 : " Nobles, scientifiques, cadres de la Marine, chacun veut avoir des modèles de vaisseaux.

 

"Latouche-Tréville, l'amiral qui défiait Nelson"    SPM

   Après s'être illustré tout au long de la guerre d'Indépendance américaine, Louis-René Latouche-Tréville, eut l'occasion de tenir par trois fois Nelson en échec. Familier de Louis XVI, il se fera jacobin sous la Terreur pour finir fidèle sujet de Napoléon.