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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| | Dans le cadre du Printemps
des Poètes, la Médiathèque de la Garde avait invité le 11 mars 2004
Laurent Girerd

Photo Librairie Gaïa
La Compagnie le Bruit des Hommes a lu quelques extraits
des ouvrages de l'auteur

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L'attache aveugle - Cheyne Éditeur |
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Un écrivain devenu aveugle
sollicite l'aide d'un secrétaire : elle sera en quelque sorte sa main, sa
voix, "son œil de service". Quoi de plus simple qu'une telle
transaction ?
Or, tout au long des cinq semaines que va
durer leur collaboration, les liens entre les deux protagonistes prennent
une tournure inattendue, et contraire à celle que voudrait la convention
sociale : on ignore ce que dit mademoiselle Argentine à son
employeur, et c'est à peine si sont suggérées quelques unes des
attitudes de la jeune fille. Cependant, par sa seule présence, elle
initie ce corps handicapé à la beauté du monde, et conduit l'écrivain
à reconsidérer son rapport à l'écriture. |
| Le texte de Laurent Girerd est
la confidence que cet homme adresse à sa secrétaire, sous la forme d'un
monologue dont l'intensité dramatique ne cesse de croître : d'abord
drapé dans le luxe de formules brillantes et caustiques, comme s'il avait
dû se protéger contre une effraction, il abandonne peu à peu la hauteur
où il s'était réfugié, apprend l'humilité, découvre le vrai sens du
silence, et s'ouvre, émerveillé, à cette évidence que "recommence
pour lui le miracle de vivre, bien que condamné." |
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Impotentia - La Chasse au Snark |
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On a dans l'idée qu'aimer,
c'est être doté d'un pouvoir, qu'il suffit à l'amant d'appeler le prénom
élu pour orner chaque jour d'un bonheur sans partage. Si nous laissions
seul l'émoi nous guider, alors nous reviendrait que l'amant n'a pas assez
de mains, pas assez de lèvres, pas assez de sexes pour combler
l'insatiable et que l'amour ne fait que des impotents, des sujets tout à
la dévotion l'un de l'autre qui, en dehors de l'extase et malgré la
force joyeuse qui les étreint, ont toujours le cœur tremblé. |
Extrait
| « |
Il y a des nuits que j'en rêve, poser ma main sur ta joue, ma main
prisonnière, orpheline, des nuits que j'en rêve de la libérer dans ta
chevelure, les doigts écartés, pour démêler tes soucis, les
rafraîchir en jouant, ma main à la racine de ton crâne, qui l'incline
en douceur et s'offre ta nuque entre boucles et parfum, qui dépose un
baiser sur tes paupières, dévale ton nez, dérobe ton sourire au
passage, y pianote une valse et le repose, ma main câline autour du
menton, coquine sur ta gorge aérée, qui roule sur ton épaule, ruisselle
sur ton bras, tout le long, ma main qui rencontre la tienne, j'en ai
rêvé, et qu'elles se reconnaissent, au premier grain. |
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"Impotentia"
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