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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 11/07/2010
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Le Docteur Pierre Navarranne et ses amis
de la Cité Contemporaine vous convient à rencontrer
Jean Sévillia

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence le 10 novembre 2005
" 1905-2005 : la laïcité est-elle un
dogme ? "
Jean Sévilla est né en 1952 à Paris. Après des études
de lettres et d'histoire, il devient journaliste en 1978. Il entre au Figaro
Magazine en 1981 et est rédacteur en chef adjoint du service culture depuis
1994.
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"Quand les catholiques étaient
hors-la-loi" Perrin |
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Les
catholiques hors la loi ? De 1901 à 1904, une série de mesures
d'exception restreint le droit des congrégations religieuses et finit par
leur retirer la liberté d'enseigner. Leurs communautés dissoutes et
leurs biens séquestrés, plus de 30000 moines ou sœurs sont contraints
à l'exil. Au cours de la même période, le gouvernement ferme 14000 écoles
catholiques, multiplie les agressions à l'encontre du clergé, et prive
d'avancement les officiers qui vont à la messe. Pourquoi rappeler ces
faits ? Cent ans après la séparation de l'Eglise et de l'État, il se répète
que la laïcité garantit la neutralité publique en matière religieuse.
Cette vision est purement rétrospective : de 1879 à 1914, l'anticléricalisme
a servi de ciment politique aux partis exerçant le pouvoir, et les
catholiques ont été écartés des instances dirigeantes du pays. |
| En
1905, c'est dans un climat où beaucoup ne cachaient pas leur volonté de
déchristianiser la France que la loi de Séparation a été imposée sans
concertation avec l'Église. Aujourd'hui, ce conflit appartient au passé.
Mais alors que l'irruption de l'islam a relancé le débat sur la laïcité,
de nouvelles questions se posent. Croit-on faciliter l'intégration des
musulmans en niant le fait religieux ? Pour assurer la cohésion de notre
société, ne vaudrait-il pas mieux nous interroger sur ce que nous avons
fait de nos valeurs chrétiennes ? |
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"Le terrorisme intellectuel" Perrin |
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La France, dit-on, est le pays
de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car
sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si
un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient
Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le
bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro.
En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles
saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient
quitter la nuit pour la lumière. |
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| En 1985, elles
proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre
entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le
temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant
cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités,
et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés
sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant
l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique
totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui
engagent l'avenir. |
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"Zita impératrice courage,
1892-1989" Tempus et Perrin |
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Le
1er avril 1989, à Vienne, les obsèques de la dernière impératrice
d'Autriche et reine de Hongrie et de Bohême, morte à 97 ans, se déroulèrent
selon le cérémonial solennel réservé aux souverains de la Maison de
Habsbourg. |
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Leur retentissement médiatique s'expliquait par tout ce que
représentait Zita, née en 1892 : la fin de l'Empire austro-hongrois, les
bouleversements politiques et sociaux du XXe siècle, l'Histoire mouvementée
et prestigieuse des Habsbourg, la vie exemplaire de dignité, de majesté,
de courage et de foi d'une femme qui, après une jeunesse heureuse, connut
de grandes épreuves. Zita de Bourbon-Parme, épouse de l'archiduc
Charles, petit-neveu de l'empereur, était devenue impératrice en 1916,
Charles ayant succédé en pleine guerre à François-Joseph. Parcourir sa
vie, c'est découvrir autant d'événements méconnus : de 1916 à 1918,
les deux années de règne de Charles Ier, jeune monarque qui voulut désespérément
sortir son pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire
austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale misère matérielle
; en 1921, une double tentative de restauration monarchique en Hongrie,
entraînant la relégation du couple impérial à Madère, où l'empereur
mourut prématurément, en 1922. |
| Veuve
à trente ans, Zita se voua à l'éducation de ses huit enfants, préparant
tout spécialement l'aîné, Otto, à prendre la tête de la maison
d'Autriche. A partir de 1930, les Habsbourg inspirèrent le combat des
patriotes autrichiens contre la menace allemande, puis, après l'annexion
du pays par Hitler, soutinrent la résistance antinazie. Réfugiée en Amérique
en 1940, la famille impériale s'efforça d'obtenir que les Alliés rétablissent
après la guerre une Autriche indépendante et d'empêcher que la Hongrie
ne soit abandonnée à Staline. Zita revint sur le Vieux Continent en 1953
et vécut modestement et discrètement, mais fermement fidèle au principe
qu'elle incarnait. Après soixante-trois années d'exil, son retour en
Autriche, en 1982, fut un triomphe. Jean Sévillia dépeint, avec
infiniment de sensibilité, le destin poignant de cette femme qui force
l'admiration et le respect. " Chrétienne, souveraine, épouse, mère,
grand-mère, l'impératrice Zita, écrit l'auteur, trace un modèle à
ceux qui ne se résignent pas au goût de notre époque pour le
superficiel et l'éphémère. " |
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"Historiquement correct. Pour en finir avec le
passé unique" Perrin |
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Appliqué à l'histoire, le
politiquement correct s'appelle l'historiquement correct. Analysant le
monde d'hier d'après les critères de notre époque, l'historiquement
correct traque l'obscurantisme, l'impérialisme, le colonialisme, le
racisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles. Que ces mots
n'aient pas de sens hors d'un contexte précis, l'historiquement correct
s'en moque : son but n'est pas de comprendre le passé, mais d'en fournir
une version conforme à la philosophie dominante. A l'école, à la télévision
ou au café du Commerce, l'historiquement correct règne en maître,
proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée. Les croisades,
les cathares, l'Inquisition, les guerres de Religion, la Révolution, la
Commune, l'affaire Dreyfus, le fascisme et l'antifascisme, la Résistance
et la Collaboration, l'affaire Pie XII, la décolonisation, la guerre
d'Algérie... |
| Ce livre étudie
dix-huit points chauds de l'histoire française et européenne. Pour
chacun d'eux, les conclusions les plus récentes des chercheurs remettent
en cause les préjugés, les idées reçues et les mensonges concernant
notre passé. Contre l'historiquement correct, les historiens authentiques
nous permettent donc de regarder notre propre histoire en face, et nous réapprennent
à l'aimer. J.S. |
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"Le chouan du Tyrol. Andreas Hofer contre
Napoléon" Perrin |
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1809. Alors que Napoléon domine
la moitié de l'Europe, un paysan se rebelle. Andreas Hofer soulève le
Tyrol, province autrichienne rattachée contre son gré à la Bavière, un
pays allié à la France. A la faveur d'un nouveau conflit entre Napoléon
et l'Autriche, les Tyroliens tiennent tête aux troupes franco-bavaroises
du maréchal Lefebvre et du prince Eugène de Beauharnais. L'Autriche
vaincue, la paix conclue entre Paris et Vienne, les révoltés du Tyrol
refusent de se soumettre et combattent plusieurs mois encore, avant de
succomber sous le nombre. Andreas Hofer est fusillé par les Français le
20 février 1810. Destin hors du commun que celui de cet aubergiste -
robuste père de famille, simple et pieux -, devenu régent du Tyrol au
nom des Habsbourg. Aux yeux des Tyroliens - profondément attachés à l'Église
catholique, à la dynastie autrichienne et à leurs particularismes séculaires
-, Napoléon représentait l'envahisseur, mais également l'esprit révolutionnaire. |
| Ainsi Andreas
Hofer, en entraînant ses montagnards au cri de " Pour Dieu,
l'Empereur et la Patrie ", a-t-il non seulement plis place parmi les
figures hautes en couleur des guerres napoléoniennes, mais a aussi écrit
une page méconnue de l'histoire des résistances à la Révolution. |
CONFÉRENCE DU 10 NOVEMBRE 2005
1905-2005 : la laïcité est-elle un
dogme ?
Le discours ambiant se fonde sur un certain nombre de mensonges. La laïcité
est la garantie de la neutralité de l'État. Or, c'est plus une politique
de combat contre le catholicisme. Cette loi de 1905 n'a pas été voté
avec toute la concertation nécessaire. Cette loi ne peut être isolée du
processus de laïcisation de la société. La laïcité est une
violence contre le catholicisme.
Les relations conflictuelles entre l'État et l'Église ont
toujours existées. Mais il s'agissait de heurts de pouvoir. Il n'y avait
pas d'opposition sur les valeurs et les fondements de la société. |

Photo Librairie Gaïa |
Avec la Révolution de 1789, le
conflit devint une question philosophique. Le clergé est détruit, les
biens de l'Église sont nationalisés, le paysage religieux est désolé.
Le pape Pie VII et Bonaparte vont souhaiter harmoniser les choses avec le
Concordat qui garantit à l'Église un certain nombre de libertés et va
définir cette religion comme la religion la plus importante de la Nation.
Toutes les nominations ecclésiastiques doivent obtenir
l'accord du Gouvernement. Si ce concordat apporte la sécurité, il impose
la sujétion de l'Église à l'État. En 1872 (dernier recensement où
l'indication de la religion est autorisée), 95,5 % de la population se se
déclare baptisée et catholique. Le statut du concordat est étendu aux
religions protestantes et juive (On compte 80000 juifs en France à
l'époque). Ces trois religions bénéficient d'un soutien financier
de l'État par le versement d'un revenu aux religieux.
Sous le Second Empire, le concordat a permis un grand relèvement
de l'Église. Le XIXè est le siècle du renouveau de la foi, y compris
avec la création de d'ordres religieux. La présence du religieux dans la
vie séculaire est très importante. |
Un enseignant sur
deux est un religieux, dans l'enseignement privé, mais également dans
l'enseignement public. Ceci est aussi vrai dans le secteur social :
hôpitaux, aides aux pauvres, aux prisonniers...). Il y a aussi un autre
XIXè siècle, issue de la pensée révolutionnaire, scientiste. L'idée
anti-cléricale va se confondre avec l'idée républicaine. Le pouvoir va
être pris par des républicains sincères qui seront très
anti-cléricaux. Cette situation va durer pratiquement de 1880 jusqu'en
1914.
Le programme politique qui va être mis en œuvre permettra
de laïciser l'École, marquer la rupture diplomatique avec le Vatican, et
marquer la rupture entre l'Église et l'État. La Loi de 1901 va permettre
la création de nombreuses associations. A l'époque, cette loi avait
été votée dans un but politique de lutter contre les congrégations
religieuses. En effet, l'un des articles de la loi donnait un statut
particulier aux congrégations religieuses qui devaient obtenir une
autorisation par le Parlement qui leur était systématiquement refusée.
Certaines congrégations vont alors s'exiler ou se séculariser (Cet
article sera supprimé par la suite).
Émile Combe , ancien séminariste ayant perdu la foi, membre
du Conseil, conserve une haine vis à vis de l'Église. Il va faire
refuser de donner les autorisations nécessaires aux congrégations qui
seront dissoutes, les membres seront dispersés et les biens vendus.
A partir de 1904, les religieux n'ont plus le droit
d'enseigner. Il y a entre 30000 et 60000 religieux qui vont s'exiler pour
conserver leur unité. Il y aura 14000 écoles religieuses qui fermeront.
C'est à cette époque que va être votée la loi sur la
séparation de l'Église et de l'État : la liberté de pratiquer la
religion de son choix est affirmée et l'État ne subventionne plus aucun
salarié d'aucun culte. La gestion des biens doit être donnée aux
associations. L'inventaire nécessaire des biens va donné lieu à de
nombreux incidents. Le Pape Pie X va condamner la loi de 1905.
Les catholiques n'ont pas constitué les associations
nécessaires qui devaient gérer ces biens. Il n'y avait donc plus
d'interlocuteurs à qui transmettre ces biens . Le législateur va devoir
corriger la loi en laissant les religieux prendre possession des lieux de
cultes et les autorisant à y tenir des réunions à caractère religieux.
Une troisième loi va autoriser l'État à entretenir les biens religieux.
Après la guerre de 14, l'anti-cléricalisme va perdre de sa
virulence. En 1920, la Droite va gagner les élections pour la première
fois depuis une cinquantaine d'années. L'ambassade de France au Vatican
est rouverte. Les associations diocésaines sont autorisées. Elles
pourront gérer ces biens.
Pendant l'entre-deux-guerres, l'anti-cléricalisme ne sera
plus le ciment de la Nation. C'est le maréchal Pétain qui va abolir les
lois interdisant l'enseignement par des religieux ainsi que l'existence
des congrégations religieuses.
Après 1945, la seule question qui posera encore problème
sera celle de l'enseignement. La loi Debré de 1959 autorisera l'État à
subvenir aux besoins financiers de l'enseignement catholique par le
système dit "des contrats".
L'idée laïque a ressurgit dès le début des années 90
avec l'affaire du "voile" qui a divisé toute la société
française, toute obédience politique confondue. La loi interdisant tout
signe religieux ostentatoire va mettre un terme à ce problème.
Le débat sur l'immigration n'a pas eu lieu. On s'est aperçu
que l'Islam était présent sur le sol français de manière importante et
durable. |
Sur le thème de la laïcité, vous pouvez retrouver la
conférence qu'Henri Pena-Ruiz a donnée le 8 avril 2003, "laïcité
ou guerre des dieux", en cliquant ici
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