|
MENU
Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens
Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011
| |
Eugène Ébodé

Photo Librairie Gaïa
est venu le 6 avril 2006 à la Librairie
 |
Dans le cadre des francoffonies,
et avec le soutien de Libraires du Sud, Eugène Ébodé est venu
rencontrer ses lecteurs.
Il a chanté, conté des histoires africaines.
Devant un auditoire captivé, il a ensuite expliqué ses
derniers romans et le sens qu'il a donné à sa vie.
Un grand moment...
|
 |
Eugène Ebodé est né à
Douala au Cameroun en 1962. Diplômé de Sciences-Po, il est conseiller municipal à
Villepreux.
|
"La
divine
colère"
Éd. Gallimard (Coll. Continents noirs)
|
 |
" Je ne tairai rien de
ce qui est arrivé à Kéru. Voici dimanche, et, comme tous les dimanches,
il flotte désormais dans l'air une atmosphère qui pue la catastrophe. Il
y a dans les rues désertées des dimanches une ambiance morbide qui
m'insupporte tant elle évoque un manque, un absent, une fêlure. Est-ce
à cause du dimanche de la finale de football ? Le soleil avait pourtant
inondé la ville, comme une riposte contre l'orage de la veille. Le temps
lumineux annonçait trompeusement l'apothéose. " Chronique de tempétueuses,
bouleversantes et rieuses années sportives, voici, après La
transmission, le deuxième volet des souvenirs d'Eugène Ebodé, au ras
d'un gazon de feu et au cœur des joutes footballistiques du Pays des
Crevettes et d'ailleurs. Hommes, femmes, amours et haines rabelaisiennes
se retrouvent autour du ballon rond, des joueurs, des dirigeants de club
et des supporters. Utopie magique ou réalisme ironique ? |
| La divine colère
transporte avec charme et étourdit, surprend et informe le néophyte
comme le spectateur averti des arcanes du foot. L'envie d'éclairer le
jeu, de le rapprocher de ceux qui n'en connaissent ni les règles ni les
rites, rend au football sa dimension populaire et planétaire. Mais
l'auteur exprime aussi sa colère contre les appétits de trophée et de
victoire. Ils peuvent en effet conduire au sacrifice de vies humaines
lorsque passions et excès transforment un stade en crachoir et en cratère
de tous les exutoires. |
|
"Silikani"
Éd. Gallimard (Coll. Continents noirs) |
 |
" Il y a de cela
vingt ans, au moment de quitter ma terre natale, je fus pris d'une
excitation et d'une tension où l'impatience de découvrir la France le
disputait à l'angoisse de l'exil. J'avais une fiancée, Chilane, mais une
autre jeune fille, Silikani, la joyeuse effrontée, hantait mes jours et
mes nuits. Pour échapper aux dilemmes amoureux et aux appréhensions qui
me submergeaient alors, la musique africaine fut l'un de mes exutoires les
plus efficaces... J'ai conservé de ces instants le souvenir de rythmes
cadencés et apaisants. Ils ont été de formidables digues érigées
contre les torrents de l'amertume. On ne danse pas quand on est amer, on
s'assoit, on gémit et on pleure. Quand on quitte la vallée des larmes,
on se lève et on marche. Quand on veut se sentir pleinement heureux, on
esquisse un pas de danse. Le voici ! " |
|
|
"La transmission"
Éd. Gallimard (Coll. Continents noirs)
|
 |
Alors qu'il ne rêve que de
jouer au football, un jeune homme assiste à l'agonie de son père dont il
recueille les dernières confidences. Charismatique acteur de la guerre
d'indépendance du Pays des Crevettes, autrement dit d'un Cameroun décortiqué
jusqu'à sa chair, le père assigne au fils la mission initiatique de régler
la dot de sa mère, Magrita, dont il n'a jamais voulu s'acquitter par mépris
des coutumes et orgueil culturel. Dans sa quête de la dot, doublée d'une
intime enquête involontaire qui bouleverse son existence, le jeune homme
découvre les secrets enfouis de son père. Peut-il alors tenir son
impossible pari ? Doit-il renoncer à sa promesse, tant le voile qu'il
soulève est lourd de révélations, au risque d'être hanté par le
remords ? Ou faut-il payer la dette du père et accomplir tous les actes
liés à cette matrimoniale entreprise ?... |
| Les multiples rencontres, amis
du père, parents éloignés, permettront au narrateur de connaître aussi
les tourments et les espoirs de l'Afrique contemporaine jusqu'à ses
racines salvatrices ou empoisonnées. En un vif suspense affectif et
historique, Eugène Ebodé joue, entre amour, humour et ironie, de l'auto-fiction
et lie et délie les existences de ses personnages, au-delà de nos nuits,
de leurs ombres et de leurs fantômes. |
|
Collectif avec Eugène Ébodé : "Dernières
nouvelles de Françafrique" Vents d'ailleurs |
 |
Afrique.
Continent de toutes les richesses enfouies sous tous les maux... Des mots,
des morts et du sang... L'Afrique va mal. Mais qui le dit ? Ses enfants.
Ses artistes. Ses auteurs aussi. A l'initiative de Raharimanana et de
Soeuf Elbadawi, des voix africaines déchirent le voile de la Françafrique
par le biais de la nouvelle. Magouilles, barbouzes, tortures et autres
manipulations... Tout y passe. Treize auteurs nous rappellent que
l'Afrique n'est ni sourde ni muette. Ils nous donnent les Dernières
nouvelles de la Françafrique pour montrer encore et encore la réalité
de ce qui se joue dans les anciennes colonies françaises que l'on dit indépendantes.
Plongez dans ces histoires secrètes qui rendent palpable la Françafrique,
aux allures bonhommes et malsaines, réelles et étranges, coloniales et
postcoloniales à la fois. |
| Recueil
de nouvelles sur les relations souvent complexes et douteuses
qu'entretiennent la France et les pays africains, Dernières nouvelles de
la Françafrique s'inscrit dans une dynamique plus large de rencontres et
de débats sur le sens de l'engagement dans la création. Quatre
associations de solidarité internationale sont pleinement associées à
cette dynamique (Agir ici, Crid, Ipam, Survie). |
|
"Le briseur de jeu" Éditions
Moreux |
 |
Nous
savons tous qu'en Afrique, l'une des activités les plus prisées est le
football, réel mode de vie pour les jeunes. Eugène Ebodé restitue dans
ce premier roman, l'itinéraire du jeune sportif qu'il a été dans les
années quatre-vingt et les fièvres qui accompagnent une finale de coupe.
Pourtant, le ballon ne tourne pas toujours rond. L'excitation des
dirigeants et des supporters, le désir de victoire et le relevé de
petites et grandes catastrophes autour d'un matchs sont aussi la
réfutation d'un monde clos. |
|
|
Collectif avec Eugène Ébodé : "Dernières
nouvelles du colonialisme" Éd. Vents d'ailleurs |
 |
Sur
le fil du temps, la mémoire comme un funambule. Fil tendu sur le vide et
la cendre et qui vibre des tumultes du présent. Vide et silence sur le véritable
visage du colonialisme, cendre soufflée dans les yeux pour dégager les
ruines des « splendeurs coloniales ». Splendeurs pour qui exactement ?
Aujourd’hui, qu’écrire du passé quand il n’en reste plus que la
cendre ? Le feu peut-il raconter la même histoire que le bois calciné
? Par le prisme de l’imaginaire et de la distanciation de la fiction,
des auteurs ont répondu à l’appel de Vents d’ailleurs et de
Raharimanana pour saisir le sens de l’Histoire. Écritures des bois
calcinés pour une version si peu lue. Le silence est impossible, car il
rend complice, le refus d’entendre sert si bien le crime. Des voix
d’hommes et de femmes pour raconter les multiples facettes d’une réalité
complexe, certes, mais où le rapport de pouvoir est défini et où les rôles
du vaincu et du vainqueur sont distribués à l’avance. |
| Écritures
des bois calcinés, des histoires de tous horizons, graves, drôles, décalées,
tout en nuance ou taillées dans le roc, révoltées, houleuses ou
ressemblant à un cri silencieux : voici la réalité vue par ceux qui étaient
sous le feu de la colonisation. Sur le fil du temps, sous les soubresauts
de la mémoire… Lisez ces nouvelles, riez ou pleurez, et surtout gardez
les yeux ouvert |
|
"Le Fouettateur" Éd. Vents
d'ailleurs |
 |
Le
Fouettateur est un poème épicé au piment brûlant et cru de la vie. Il
met à nu, en une chevauchée au souffle enragé, les lâchetés et les
crimes commis depuis les origines aux quatre points cardinaux de notre planète.
Qui est le Fouettateur ? « Un notaire universel chargé de recenser
avec application jusqu’au dernier des suppliciés. Ce n’est qu’avec
lui que prendra fin l’inhumanité qui nous ramène constamment à la
pauvre nuit de l’homme. » Récolte d’océans de sang, chant
survolté et désireux d’enjamber le néant, Le Fouettateur remue et
surprend. L’intervention de la Fouettatrice en amazone aimante et ailée,
l’impertinence d’un enfant aveugle, la cadence d'un poème-fouet nous
emportent aussi dans un tourbillon de langues, un parfum de mangue, de
carambole... et de révolte. |
|
|
"Les
récits de la savane"
|
| Avec Les récits de la
savane , c'est tout l'univers du conte africain qui nous est proposé.
Un monde bien différent du nôtre avec ses pluviateurs, ses sorciers, ses
calebasses, ses totems et ses sortilèges. Ses ânes aussi. On aimerait
vivre dans ces paysages riants, s'asseoir à l'ombre sur la place de l'un
de ces villages paisibles où la chaleur est avant tout dans les cœurs
des habitants. On se réjouirait de participer à ces fêtes qui savent si
bien conjuguer la simplicité, la spontanéité mais aussi l'exubérance.
Nos fêtes de village ou de ville pourraient paraître fades et fabriquées
en comparaison !
Certes, tout n'est pas idyllique dans les
petites communautés que nous observons. L'équilibre et l'harmonie
initiale subissent ou ont subi des chocs dont la violence défait
l'essentiel, le perturbe ou traduit une désespérance à l'oeuvre. Le
pluviateur perd ses pouvoirs et la sécheresse s'abat sur le village naguère
si prospère ; Koum-Koum,
soucieux d'obéir à son oncle, l'ingénieux Gassam, ne voit pas passer
l'amour, tout à sa fierté de vendeur des plus belles papayes ; Tchato
est soudain confronté à l'absurde quand survient la mort mystérieuse de
son ami Kamouzé, et voici que les chèvres elles-mêmes ont perdu tout
entrain par la faute du garnement Kidi.
Mais que l'on se rassure : les forces de la
vie l'emporteront, tout rentrera dans l'ordre grâce à la jeunesse, à
l'innocence, à l'amour, à la recherche, même si elle s'avère épuisante,
de son semblable. Là est la leçon essentielle de ces contes. Ajoutons
aussi que la solution est toujours à trouver en soi mais aussi avec les
autres, avec ceux qui partagent notre vie, nos difficultés, c'est-à-dire,
ceux qui sont portés par les mêmes aspirations.
Et pourquoi ne pas lire à travers ces récits
une métaphore de l'écriture ? L'écriture pour Eugène Ebodé est avant
tout jubilation, battement du cœur, battement des mains, danse et transe.
Elle a la couleur et l'odeur des juteuses papayes. Elle suit les rythmes
de la sanza et du djembé. Elle est aussi accusatoire quand " le
cycle des effervescences " est menacé. L'autre affaire intime
qu'instruit l'écrivain-apostropheur procède d'une forme de tourment intérieur
: appelons-là " l'angoisse du sable ". Celle-ci conduit
l'auteur, citoyen-instructeur, à redouter que les traces particulières
qui composent une civilisation ne disparaissent sous les attaques
sournoises, les oublis des populations concernées. Elles sont agressées
par les maladies, la pauvreté et soumises au culte dévastateur de la
globalisation, autrement dit, à l'étouffement programmé des cultures.
|

|