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Dernière modif. : 30/04/2008

Rencontre et signature autour de...

Charles Bottarelli

est venu présenter son dernier livre "Corde raide et sac de noeuds"

le jeudi 28 février 2008

Charles Bottarelli, d’origine varoise, a accompli une carrière dans la fonction publique avant de se consacrer à l’écriture sous diverses formes. Il a publié un ouvrage à caractère historique, Toulon 40, Chronique d’une ville sous l’Occupation, qui retrace l’existence du citoyen ordinaire aux prises avec les difficultés de la guerre puis un roman, Alice, l’Italienne, biographie imaginaire d’une jeune femme à l’époque de Mussolini. Il a été nommé au Prix varois de la Nouvelle en 2005. Il préside actuellement une association à caractère culturel.

 

"Corde raide et sacs de noeuds"

     Pas de chance, il avait fallu se lever au petit matin.


     Le brigadier Sormier n'était pas content de cette journée de novembre et il jugea qu'elle s'annonçait mal. Cette semaine avait été bien agitée avec ces petits larcins minables dont il fallait bien s'occuper, une querelle de voisinage bête à pleurer, et cette escroquerie sur l'huile d'olive. Une affaire un peu plus prestigieuse que toutes les autres, qui lui avait valu sa photo dans le journal local, mais dans laquelle il n'avait pas le droit de se tromper.


     Et pour couronner le tout, ces camions pizzerias qui avaient une fâcheuse tendance à partir en fumée sans qu'on trouve les responsables. Ah ! Il aurait bien dormi encore un peu si un automobiliste n'avait pas téléphoné pour dire qu'il y avait un quidam dans la position horizontale et à l'état inerte sur le bord de la départementale.

 

Ses précédents livres :

"Les grandes affaires criminelles du Var"  Éd. de Borée

De 1847 aux années 1980, trente-deux affaires accompagnent l’évolution du Var. Tandis que le littoral et les centres urbains voient le développement de  l’industrie, le centre et le nord du département gardent une forte dominante rurale. À partir de cette constatation, on peut tenter - mais modestement, car il convient d’être prudent - de dégager une esquisse de sociologie du crime. Si dans de nombreux cas la cupidité est l’acte déclencheur, c’est plutôt en zone rurale qu’elle se manifeste puisqu’il s’agit surtout de s’approprier les terres de l’autre. Quand elle se révèle en zone urbaine, elle est à visée immédiate : s’emparer rapidement d’argent sans se fatiguer. Mais c’est aussi souvent le goût de la violence, ou la passion aveugle sous forme d’amour ou de haine, qui motive l’agresseur. S’y ajoutent quelques variantes comme l’alcoolisme. Dans tous les cas, on rencontre un orgueil démesuré qui amène les assassins à considérer les autres comme des quantités négligeables ne méritant pas de vivre. Et ce même orgueil les amène à croire qu’ils ne seront pas démasqués !

 

"Toulon 40, chronique d'une ville sous l'Occupation"  Éd. de la Nerthe

   Juin 1940. Pétain vient d’accéder au pouvoir. Comme bien d’autres, les habitants de l’aire toulonnaise espèrent que le vieux soldat leur permettra d’échapper aux rigueurs de la guerre.
   Très vite, ils vont déchanter. Leur vie quotidienne est de plus en plus compliquée.    Aux contraintes qui s’abattent sur tout le territoire s’ajoutent celles résultant de la situation de port militaire de Toulon. Que le secteur soit d’abord déclaré zone franche ne change rien au désastre qui l’attend. Traqués par une bureaucratie pétainiste tatillonne, voire par les exigences exorbitantes de l’occupant, pris sous les bombardements de leurs libérateurs, les Toulonnais essaient de survivre.   Comment parviennent-ils, jour après jour, à (mal) se ravitailler, à se déplacer, à se distraire, bref à vivre un peu si possible ? De quoi est faite leur vie quotidienne ? En se fondant principalement sur le dépouillement de la presse locale de l’époque, l’auteur a reconstitué ce « dur désir d’exister », cette volonté d’en finir avec la peste, jusqu’au grand élan salvateur de la Libération.