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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Dans le cadre du cycle des
conférences du C.M.L.
Jean-Marc Balancie

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence le mardi 9 décembre 2003
Aux sources des conflits
Bibliographie
Résumé de la conférence
Il y a une évolution de la menace terroriste. En effet quand on
parle de terrorisme, la première image que l'on a est une image
moyen-orientale. Cette image est biaisée. C'est une vue occidentale des choses.
L'adversaire qui est qualifié de terroriste est le symbole du
mal. Alors que la question est plus ambiguë. Terroriste ou résistant : la
définition dépend du point de vue de celui qui la donne. Il faut néanmoins
faire attention à l'amalgame des deux termes, la résistance à un envahisseur
peut être légitime. Il ne faut pas se tromper de cible et en profiter pour
restreindre les libertés fondamentales (cf. les américains avec les prisonniers
talibans).
Un acte de terrorisme doit répondre à plusieurs éléments :
Qu'est-ce que le concept de terrorisme ?
C'est un héritage sémantique de la Révolution (la Terreur).
Il y a une inversion du sens initial du XIXè siècle de la protection à la
contestation de l'État. Avec l'attentat de Sarajevo en 1914, il y a un essor du
terrorisme et l'éveil des nationalités. En 1968, on voit apparaître le début
du terrorisme moderne avec les détournements d'avions par le FPLP.
Le phénomène terroriste à la veille du 11 septembre montre
surtout une scène terroriste rationnelle durant la période 70/80 et est lié
à des Etats-sponsors (Libye, URSS, Iran...). Les modalités sont annoncées, le
degré de violence est relativement limité, la négociation avec les
terroristes était possible. A chaque fois il y a des innovations qui vont
amener le 11 septembre.
Les acteurs terroristes sont devenus des professionnels avec la
volonté de tuer et une recherche de perturbation sociale massive. Il n'y a pas
de revendication immédiate des attentats. Ces acteurs ne négocient pas, il
faut les neutraliser.
Où en est-on ?
Le 11 septembre :
Les lettres contaminées au charbon : Ces actions vont être
occultées. Mais ces séquences se révèlent potentiellement très dangereuses
et très désorganisatrices et pourront s'avérer comme une nouvelle étape du
terrorisme. Le biologiste qui a conçu le vecteur est de très haut niveau même
si le mode de diffusion est resté artisanal (envoi de lettres par la Poste).
L'auteur de ces attentats court toujours.
Ces attentats ont comme caractéristiques :
-
La maîtrise des actes eux-mêmes.
L'identité des auteurs : 20 personnes ont pu se préparer aux États-Unis
sans éveiller les soupçons des services de renseignements.
-
L'évolution des profils : des
latino-américains, des antillais, des africains, des néo-européens. Il y
a une féminisation des acteurs.
-
Les répercussions économiques et financières sont
disproportionnées par rapport au coût de la mise en place de ces attentats.
Le coût de l'attentat du 11 septembre est estimé à 1,5 million d'Euros.
-
Il s'agit d'un terrorisme sans frontière.
-
Les intérêts français sont visés à de nombreuses
reprises.
-
Il y a un redéploiement des réseaux islamistes radicaux
depuis la chute du régime taliban en Afghanistan.
-
L'intervention américaine en Irak a provoqué une convergence
d'intérêts divers contre les États-Unis.
Où allons-nous ?
-
La menace devrait être plus sophistiquée et plus
technologique.
-
La menace devrait reposer sur le détournement d'éléments
anodins (cutters, lettres contaminées,...).
-
La menace devrait viser le maillon faible des
systèmes complexes pris pour cible.
En conclusion, le pire n'a pas (encore) eu lieu. Le spectre de
l'attentat NRBC (nucléaire, radiologique, bactérien, chimique) avec un effet
psychologique très important. Il faut s'habituer à vivre avec la menace et
envisager à y faire face.
Bibliographie
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Mondes rebelles - Ed. Michalon |
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Mouvements de guérillas, milices
ethniques ou partisanes, groupes terroristes, formations paramilitaires ou
mafieuses se croisent, s'aillent ou s'affrontent sur la scène insurrectionnelle
mondiale. Des révolutionnaires mexicains du Chiapas au génocide rwandais, des
luttes armées régionales au terrorisme internationalisé, ces situations de
guerre montrent toute la variété des conflits qui agitent la planète.
Longtemps relégués aux lisières de l'histoire, ces acteurs prennent
aujourd'hui le pouvoir, font plier les grandes puissances ou portent la violence
au-delà de leurs propres frontières, comme les événements du 11 septembre
2001 en ont fait la tragique démonstration. L'identification du " trou
noir " afghan, comme les pistes esquissées aux Philippines ou en Somalie,
montrent qu'aucun des conflits étudiés dans cet ouvrage ne peut être impunément
jugé digne de désintérêt. Les " guerres oubliées " se rappellent
toujours à nous. |
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Connaître les déterminants historiques et géographiques qui
favorisent l'émergence de ces mouvements armés, reconstituer le parcours des
leaders qui fédèrent ces rébellions, comprendre le fonctionnement politique
des États qu'ils prennent pour cible et de ceux qui les soutiennent, telle est
la tâche - immense - à laquelle les auteurs se sont attelés. Cette nouvelle
édition, réactualisée par une équipe de spécialistes utilisant les sources
les plus complètes et variées, s'enrichit encore de nouveaux pays (Ouzbékistan,
Namibie, Kirghizstan...), ainsi que de chapitres transversaux (la question
kurde, l'islam transnational). Différents encarts thématiques et une bibliothèque
d'adresses Internet complètent l'ensemble. |

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