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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| | Le Vent des Arts - Sanary
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Noray | Mirella Ricciardi
Olympe Bhêly-Quénum

Photo Librairie Gaïa
Biographie | Bibliographie
Biographie
Études primaires au Bénin (ex-Dahomey); initiation a la
langue anglaise a Achimota Grammar School of Gold Coast, Accra (actuellement
Ghana).
Arrivé en France en 1948. Etudes secondaires et supérieures
: collège Littré, à Avranches (Normandie) ; diplômes obtenus BEPC. Baccalauréat
lettres classiques et philosophie-lettres. Lycée de Rennes (Bretagne) préparation
en Hypokhâgne du concours d'entrée à l'ENSET (Ecole normale supérieure
d'enseignement technique (admissible).
Retour en Normandie: préparation et obtention de la
licence ès lettres classiques à 1'univeristé de Caen. Licence de sociologie
et Maîtrise de socio-anthropologie à la Sorbonne (Paris).
Professeur de lettres classiques : lycée de Coutances
(Normandie), Lycée Paul Langevin (Suresnes), Lycée Jacques Decour (annexe,
actuel lycée Paul Eluard (Seine-Saint- Denis).
Stages diplomatiques au Quai d'Orsay, à l'Académie
diplomatique (La Haye) et dans les consulats généraux de France à Gênes,
Milan, Florence, ambassade de France à Rome. Certifié d'Etudes diplomatiques
(Institut des Hautes Etudes d'Outre-Mer, Paris).
Directeur-Rédacteur en chef du magazine LA VIE AFRICAINE.
Fondateur avec sa femme du magazine bilingue L'AFRIQUE ACTUELLE, (français-anglais)
dont il fut le Directeur-Rédacteur en chef.
Ancien
fonctionnaire international : à son actif, des missions dans tous les pays
africains et dans nombre de pays européens.
Bibliographie
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C'était à Tigony |
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Une phrase d'Aristote déclenche
au cœur de ce roman une excitation sensuelle, tandis que la foule
descendue dans les rues de Wanakawa manifeste en faveur des droits
sociaux. Le tocsin se met à tinter, l'angoisse s'empare du pays. C'était
à Tigony est campé dans une région que l'auteur semble bien connaître...
Les principaux protagonistes sont une géophysicienne et son mari mutés
en Afrique, un jeune Africain vendeur de journaux, l'envoyé permanent
d'un grand quotidien et une Ethiopienne qui déclame en hébreu le
Cantique des Cantiques et la Haggadah. La découverte d'une mine d'or et
son exploitation par un consortium international fait prendre conscience
que les richesses du sous-sol et du sol du pays ne devraient pas être au
seul bénéfice de l'Occident. Tandis qu'une sourde tragédie s'amorce au
pied de la mine, les droits sociaux gagnent du terrain. Dans C'était à
Tigony, Olympe Bhêly-Quenum pose l'un des problèmes cruciaux du
continent. |
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La naissance d'Abikou - Nouvelles |
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Ce deuxième volume de mes
nouvelles regroupe des textes écrits entre 1953 et 1984. A l'exception de
Mashoka alfu moja (L'insurrection des Milles Haches) paru en 1986 aux éditions
Gallimard, dans le collectif intitulé POUR NELSON MANDELA, toutes ces
nouvelles sont inédites en France. Le Veilleur de nuit, écrit pour Le
Monde, devait paraître plus tard, à Tübingen (Mélanges, offerts à Aimé
Césaire) ensuite, en anglais, aux USA. Oni Loni Jé, figure dans "
Hommage à Léopold Sédar Senghor " ouvrage publié par le Moussem
culturel d'Asilah, Forum culturel afro-arabe dont je suis un des
principaux fondateurs avec Mohammed Benaïssa ancien ministre de la
culture du Maroc et Tchicaya U. Tam'si. C'est enocre à Tübingen que paraît
Une Grande Amitié, tandis que Funmilayo a eu les honneurs du Bulletin de
l'ASCALF Université de Dublin (Irlande). |
| Les Editions Wologuèdè (Bénin)
ont publié les Francs-Maçons, écrit en 1954. La majorité des nouvelles
traduites en anglais est connue des lecteurs anglo-saxons, alors que la
totalité a été, de 1984 à 1996, refusée par plus de dix éditeurs
français. Outre le surréel, amitié, amour, tendresse, humour, violence
et radioscopie du racisme piégé dominent ces récits. On avait, à un
moment donné, pensé à en faire un autodafé. Folie ? Non. Révolte d'un
auteur qui en avait assez des mépris et de l'ostracisme d'un milieu où
il constate l'étouffement de la littérature africaine d'expression française
éditée par des éditeurs de moyenne importance. La publication, dans
cette édition béninoise, est due à une seule phrase d'un ami
africain-americain : " Plutôt que de les brûler, pourquoi ne pas en
faire don à notre bibliothèque ? Elles échapperaient ainsi à la
Francophonie ". Deux amis (une Anglaise et un Irlandais) m'ont, eux
aussi, suggéré de donner les manuscrits aux Bibliothèques de leur
université. Mais je veux que mon pays et l'Afrique ne soient pas frustrés.
Cette volonté qui s'est opposée à l'autodafé. L'avenir me donnera
peut-être tort. |
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Un piège sans fin - Présence Africaine |
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" Publié en avril 1960, peu avant les indépendances
africaines, Un piège sans fin, autant par ses qualités
littéraires que par son contenu, a frappé l'attention des critiques et
des chercheurs. Le premier roman publié d'Olympe Bhêly-Quenum est d'une
dimension unique dans la littérature africaine.
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Le Chant du lac - Présence Africaine |
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Dans les profondeurs d’un lac africain les
dieux vivaient encore. Beaucoup y croyaient, certains craignaient leur colère
et leur chant de mort ; des
jeunes surtout, touchés par les temps nouveaux, refusaient la terreur
qu’ils
inspiraient et leurs mystérieux pouvoirs.
Une nuit, sur le lac, une femme, ses enfants et son fidèle
piroguier sont entraînés par les éléments déchaînés dans les eaux où
séjournent les dieux : deux monstres marins qu’ils parviennent à
vaincre. Les dieux sont morts, les puissances obscures démythifiées. Le
jour se lève, splendide, sur un monde qui pleure ses dieux anciens,
symbole évident d’une Afrique qu’inquiètent et fascinent à la fois
son passé et son avenir.
Fils
d’une grande prêtresse Vodou, Olympe BHÊLY-QUENUM conduit le lecteur
dans les arcanes d’un monde dont il connaît les normes. |
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Liaison d'un été - Ed. Sagerep |
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Liaison d’un été est un recueil de huit
nouvelles écrites entre 1949 et1966 |
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Un enfant d'Afrique |
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Publié en 1970 aux éditions Larousse, traduit en
russe et dans d’autres langues dont le kiswahili, Un Entant d’Afrique
est une œuvre attachante écrite pour les enfantsd’Afrique et du monde
entier. Imaginé autour des souvenirs d’enfance et de l’expérience
personnelle de l’auteur, le personnage d’Ayao, élevé dans un milieu
d’agriculteurs-propriétaires terriens, symbolise l’éducation dans un
cadre familial harmonieux et
heureux.
Olympe Bhêly-Quenum, a voulu, avec cet ouvrage, aller à l’encontre des
idées reçues sur le « misérabilisme » de l’enfant africain et
donner une description vraisemblable de l’Afrique, si bien que la
critique russe, reproduite en postface de cette édition, n’hésiterait
pas à déclarer : « Son œuvre a suscité beaucoup de sympathie pour
cette Afrique, qui, quoique lointaine, nous est devenue tellement proche
grâce à lui.» |
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L'initié |
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Ce roman, comme son titre l'indique - encore qu'il
ne s'y réduise pas - est
dominé par un personnage : le Docteur Kofi-Marc Tingo ; on le suit, tout
d'abord, étudiant en France où déjà sa personnalité hors du commun
s'affirme ; puis en Afrique où, avec sa femme blanche, il exerce la médecine.
Son savoir, la maîtrise de soi dont il fait preuve, ses pouvoirs sur les
êtres trouvent leur source et leur efficacité dans deux traditions :
celle, rationaliste, issue d'Europe ; l'autre, proprement africaine, fondée
sur des connaissances d'un autre ordre, «part de Dieu», «force opératoire
des noms premiers», et aussi pharmacopée africaine. Marc Tingo est la
synthèse vivante des approches méthodiques spécifiques de la science
occidentale, et «d'une puissance archaïque, d'une force nègre» à
laquelle il a été initié. Le Docteur Tingo reste toutefois un Africain
moderne ; sa victoire sur le vieux Djessou, dont le nom signifie la Mort,
symbolise aussi une Afrique ouverte au progressisme des lumières. |
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Les appels du Vodou - Harmattan |
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« Grand-Maman s’était installée
sur une chaise d’iroko dans la véranda. Pareille à un colossal bloc de
béton armé, la propriété se dressait sur un von" clos coincé
entre deux carrés. »
Le livre commence à l’allure d’un fleuve tranquille, mais on se
trouve en face d’une grande Dame africaine dont la personnalité occupe,
sans l’envahir, l’espace de ce grand roman social d’anthropologie
culturelle imprégné d’un souffle poétique filtré par la voix du
Vodou.
En fait, Les Appels du Vodou s’ouvre par un dialogue des
morts : la grande prêtresse vodou vient de mourir à Cotonou, mais un
proche, qui n’en savait encore rien, l’aperçoit dans une rue de Gléxwé,
sa ville natale située à quarante kilomètres, en conversation avec des
membres de sa famille morts depuis longtemps qui l'accueillent. |
Partant de
ce fait divers de « l’Afrique des profondeurs », dont un autre
exemple, plus bouleversant, est décrit dans ce livre, 0. BHÊLY-QUENUM
enclenche un rituel vodou pour écrire un beau roman dans lequel ni la
politique, ni la vie quotidienne, ni des pans de l'histoire de Ouidah -
creuset du vodou- et du Bénin ne sont négligés.
On fait connaissance avec la future grande prêtresse âgée de dix ans,
quand le Vodou dans son rapt l’a « chevauchée et possédée » ; on la
découvre dans ses activités, tant religieuses que profanes ; enfin, on
assiste à sa mise au tombeau, dans une atmosphère émouvante de douceur
quand la bière y descend et que l'assemblée murmure l'hymne vodou que
son fils fredonnait, en France, à l'heure de sa mort. |
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La naissance d'abikou - Ed. Phœnix Afrique |
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La naissance d’Abikou, la première
nouvelle qui a donné son titre à l’ensemble du recueil, forme une
trilogie avec les suivantes qui sont Le veilleur de nuit et
Mashoka Elfu Moja ; elles ont en commun de se passer en Afrique et de
constituer le premier pôle de l’ouvrage ; le second regroupe les neuf
autres situées en Occident. L’originalité de la nouvelle intitulée La
naissance d’Abikou tient autant à la conduite du récit qu’à
la spécificité du thème. Le personnage principal, qui est « Abikou »
sur le point d’être mis au monde, du sein de sa mère raconte
l’histoire de sa future famille, de ses parents, de sa propre conception
en tant que «sperme éjaculé » et ne cessera de parler à sa mère
qu’à sa naissance, quand la coupure du cordon ombilical l’aura séparé
d’elle.
Ce récit se déroule sur le mode de la conservation quasi-surréaliste
que le fœtus entretient avec Konoussi, sa mère, encore appelée Axwènou.
Au fil du dialogue où il a le premier rôle, Abikou révèle tout du passé
de son père Houssou (allias Ne-su-no), Axwillie, sa sœur aînée, son
grand-père Wologbé, Kaou le devin familial et d’autres « Henumo »,
c’est-à-dire collatéraux au pays Djen’Kêdjê. |
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Omniscient et
ubiquitaire, il a la maîtrise des tenants et aboutissants des faits
depuis le jour où son père l’a «éjaculé» jusqu’à celui de sa
naissance ; il n’est pas d’une nature ordinaire et c’est le caractère
spécifique du thème de cette nouvelle parce que la notion d’Abikou
exprime une réalité mythologique ancrée dans le concept des peuples du
Sud-Bénin. Comprendre La naissance d’Abikou, c’est appréhender
le sens véritable de cette appellation : selon certains peuples du
Sud-Bénin,
les enfants, singulièrement les jumeaux qui décèdent ne meurent jamais
; ils deviennent des esprits qui se réincarnent par le truchement de la
procréation qui a lieu quelques mois après leur « départ » et un
Abikou, ce qui signifie le réincarné, est distingué des autres humains
par une scarification rituelle sur son visage qui l'empêche en tant
qu’esprit réincarné de s’échapper de nouveau du monde des vivants.
Un abikou, du fait de sa naissance après un enfant mort en bas âge, est
plus perçu comme un esprit redoutable que comme un simple enfant. En
l’occurrence, la mère d’Abikou avait perdu des jumeaux avant d’être
enceinte de ce dernier, qui -on ne devrait s’en étonner parce qu’un
tel comportement participe de sa nature surnaturelle- converse allègrement
avec sa mère, s’évade du sein maternel pour «s’agripper » au pagne
de son grand-père qui va en ballade, etc. |

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