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Dernière modif. : 03/02/2014

Le Vent des Arts - Sanary

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Olympe Bhêly-Quénum

©2004 Librairie Gaïa
Photo Librairie Gaïa

 

Biographie | Bibliographie

 

Biographie

Études primaires au Bénin (ex-Dahomey); initiation a la langue anglaise a Achimota Grammar School of Gold Coast, Accra (actuellement Ghana).

Arrivé en France en 1948. Etudes secondaires et supérieures : collège Littré, à Avranches (Normandie) ; diplômes obtenus BEPC. Baccalauréat lettres classiques et philosophie-lettres. Lycée de Rennes (Bretagne) préparation en Hypokhâgne du concours d'entrée à l'ENSET (Ecole normale supérieure d'enseignement technique (admissible).

Retour en Normandie: préparation et obtention de la licence ès lettres classiques à 1'univeristé de Caen. Licence de sociologie et Maîtrise de socio-anthropologie à la Sorbonne (Paris).

Professeur de lettres classiques : lycée de Coutances (Normandie), Lycée Paul Langevin (Suresnes), Lycée Jacques Decour (annexe, actuel lycée Paul Eluard (Seine-Saint- Denis).

Stages diplomatiques au Quai d'Orsay, à l'Académie diplomatique (La Haye) et dans les consulats généraux de France à Gênes, Milan, Florence, ambassade de France à Rome. Certifié d'Etudes diplomatiques (Institut des Hautes Etudes d'Outre-Mer, Paris).

Directeur-Rédacteur en chef du magazine LA VIE AFRICAINE. Fondateur avec sa femme du magazine bilingue L'AFRIQUE ACTUELLE, (français-anglais) dont il fut le Directeur-Rédacteur en chef.

Ancien fonctionnaire international : à son actif, des missions dans tous les pays africains et dans nombre de pays européens.

 

Bibliographie

C'était à Tigony

Une phrase d'Aristote déclenche au cœur de ce roman une excitation sensuelle, tandis que la foule descendue dans les rues de Wanakawa manifeste en faveur des droits sociaux. Le tocsin se met à tinter, l'angoisse s'empare du pays. C'était à Tigony est campé dans une région que l'auteur semble bien connaître... Les principaux protagonistes sont une géophysicienne et son mari mutés en Afrique, un jeune Africain vendeur de journaux, l'envoyé permanent d'un grand quotidien et une Ethiopienne qui déclame en hébreu le Cantique des Cantiques et la Haggadah. La découverte d'une mine d'or et son exploitation par un consortium international fait prendre conscience que les richesses du sous-sol et du sol du pays ne devraient pas être au seul bénéfice de l'Occident. Tandis qu'une sourde tragédie s'amorce au pied de la mine, les droits sociaux gagnent du terrain. Dans C'était à Tigony, Olympe Bhêly-Quenum pose l'un des problèmes cruciaux du continent.

 

La naissance d'Abikou - Nouvelles

Ce deuxième volume de mes nouvelles regroupe des textes écrits entre 1953 et 1984. A l'exception de Mashoka alfu moja (L'insurrection des Milles Haches) paru en 1986 aux éditions Gallimard, dans le collectif intitulé POUR NELSON MANDELA, toutes ces nouvelles sont inédites en France. Le Veilleur de nuit, écrit pour Le Monde, devait paraître plus tard, à Tübingen (Mélanges, offerts à Aimé Césaire) ensuite, en anglais, aux USA. Oni Loni Jé, figure dans " Hommage à Léopold Sédar Senghor " ouvrage publié par le Moussem culturel d'Asilah, Forum culturel afro-arabe dont je suis un des principaux fondateurs avec Mohammed Benaïssa ancien ministre de la culture du Maroc et Tchicaya U. Tam'si. C'est enocre à Tübingen que paraît Une Grande Amitié, tandis que Funmilayo a eu les honneurs du Bulletin de l'ASCALF Université de Dublin (Irlande).
 Les Editions Wologuèdè (Bénin) ont publié les Francs-Maçons, écrit en 1954. La majorité des nouvelles traduites en anglais est connue des lecteurs anglo-saxons, alors que la totalité a été, de 1984 à 1996, refusée par plus de dix éditeurs français. Outre le surréel, amitié, amour, tendresse, humour, violence et radioscopie du racisme piégé dominent ces récits. On avait, à un moment donné, pensé à en faire un autodafé. Folie ? Non. Révolte d'un auteur qui en avait assez des mépris et de l'ostracisme d'un milieu où il constate l'étouffement de la littérature africaine d'expression française éditée par des éditeurs de moyenne importance. La publication, dans cette édition béninoise, est due à une seule phrase d'un ami africain-americain : " Plutôt que de les brûler, pourquoi ne pas en faire don à notre bibliothèque ? Elles échapperaient ainsi à la Francophonie ". Deux amis (une Anglaise et un Irlandais) m'ont, eux aussi, suggéré de donner les manuscrits aux Bibliothèques de leur université. Mais je veux que mon pays et l'Afrique ne soient pas frustrés. Cette volonté qui s'est opposée à l'autodafé. L'avenir me donnera peut-être tort.

 

Un piège sans fin - Présence Africaine

  Un piege sans fin, Book cover  " Publié en avril 1960, peu avant les indépendances africaines, Un piège sans fin, autant par ses qualités littéraires que par son contenu, a frappé l'attention des critiques et des chercheurs. Le premier roman publié d'Olympe Bhêly-Quenum est d'une dimension unique dans la littérature africaine.

 

Le Chant du lac - Présence Africaine

  Le chant du lac, Book cover Dans les profondeurs d’un lac africain les dieux vivaient encore. Beaucoup y croyaient, certains craignaient leur colère et leur chant de mort ; des
jeunes surtout, touchés par les temps nouveaux, refusaient la terreur qu’ils
inspiraient et leurs mystérieux pouvoirs.

Une nuit, sur le lac, une femme, ses enfants et son fidèle piroguier sont entraînés par les éléments déchaînés dans les eaux où séjournent les dieux : deux monstres marins qu’ils parviennent à vaincre. Les dieux sont morts, les puissances obscures démythifiées. Le jour se lève, splendide, sur un monde qui pleure ses dieux anciens, symbole évident d’une Afrique qu’inquiètent et fascinent à la fois son passé et son avenir.

Fils d’une grande prêtresse Vodou, Olympe BHÊLY-QUENUM conduit le lecteur dans les arcanes d’un monde dont il connaît les normes.

 

Liaison d'un été - Ed. Sagerep

  Liaison d'un ete, Book cover Liaison d’un été est un recueil de huit nouvelles écrites entre 1949 et1966 

 

Un enfant d'Afrique

  Un enfant d'Afrique, Book cover  Publié en 1970 aux éditions Larousse, traduit en russe et dans d’autres langues dont le kiswahili, Un Entant d’Afrique est une œuvre attachante écrite pour les enfantsd’Afrique et du monde entier. Imaginé autour des souvenirs d’enfance et de l’expérience personnelle de l’auteur, le personnage d’Ayao, élevé dans un milieu d’agriculteurs-propriétaires terriens, symbolise l’éducation dans un cadre familial harmonieux et
heureux.

Olympe Bhêly-Quenum, a voulu, avec cet ouvrage, aller à l’encontre des idées reçues sur le « misérabilisme » de l’enfant africain et donner une description vraisemblable de l’Afrique, si bien que la critique russe, reproduite en postface de cette édition, n’hésiterait pas à déclarer : « Son œuvre a suscité beaucoup de sympathie pour cette Afrique, qui, quoique lointaine, nous est devenue tellement proche grâce à lui.»

 

L'initié

  L'initié, roman de Bhêly-Quenum Ce roman, comme son titre l'indique - encore qu'il ne s'y réduise pas - est
dominé par un personnage : le Docteur Kofi-Marc Tingo ; on le suit, tout
d'abord, étudiant en France où déjà sa personnalité hors du commun s'affirme ; puis en Afrique où, avec sa femme blanche, il exerce la médecine. Son savoir, la maîtrise de soi dont il fait preuve, ses pouvoirs sur les êtres trouvent leur source et leur efficacité dans deux traditions : celle, rationaliste, issue d'Europe ; l'autre, proprement africaine, fondée sur des connaissances d'un autre ordre, «part de Dieu», «force opératoire des noms premiers», et aussi pharmacopée africaine. Marc Tingo est la synthèse vivante des approches méthodiques spécifiques de la science occidentale, et «d'une puissance archaïque, d'une force nègre» à laquelle il a été initié. Le Docteur Tingo reste toutefois un Africain moderne ; sa victoire sur le vieux Djessou, dont le nom signifie la Mort, symbolise aussi une Afrique ouverte au progressisme des lumières.
 

 

Les appels du Vodou - Harmattan

  Les appels du vodou, Book cover  « Grand-Maman s’était installée sur une chaise d’iroko dans la véranda. Pareille à un colossal bloc de béton armé, la propriété se dressait sur un von" clos coincé entre deux carrés. »

Le livre commence à l’allure d’un fleuve tranquille, mais on se trouve en face d’une grande Dame africaine dont la personnalité occupe, sans l’envahir, l’espace de ce grand roman social d’anthropologie culturelle imprégné d’un souffle poétique filtré par la voix du Vodou.

En fait, Les Appels du Vodou s’ouvre par un dialogue des morts : la grande prêtresse vodou vient de mourir à Cotonou, mais un proche, qui n’en savait encore rien, l’aperçoit dans une rue de Gléxwé, sa ville natale située à quarante kilomètres, en conversation avec des membres de sa famille morts depuis longtemps qui l'accueillent. 
Partant de ce fait divers de « l’Afrique des profondeurs », dont un autre exemple, plus bouleversant, est décrit dans ce livre, 0. BHÊLY-QUENUM enclenche un rituel vodou pour écrire un beau roman dans lequel ni la politique, ni la vie quotidienne, ni des pans de l'histoire de Ouidah - creuset du vodou- et du Bénin ne sont négligés.
On fait connaissance avec la future grande prêtresse âgée de dix ans, quand le Vodou dans son rapt l’a « chevauchée et possédée » ; on la découvre dans ses activités, tant religieuses que profanes ; enfin, on assiste à sa mise au tombeau, dans une atmosphère émouvante de douceur quand la bière y descend et que l'assemblée murmure l'hymne vodou que son fils fredonnait, en France, à l'heure de sa mort.

 

La naissance d'abikou - Ed. Phœnix Afrique

  La naissance d'Abikou, Book cover

La naissance d’Abikou, la première nouvelle qui a donné son titre à l’ensemble du recueil, forme une trilogie avec les suivantes qui sont Le veilleur de nuit et Mashoka Elfu Moja ; elles ont en commun de se passer en Afrique et de constituer le premier pôle de l’ouvrage ; le second regroupe les neuf autres situées en Occident. L’originalité de la nouvelle intitulée La naissance d’Abikou tient autant à la conduite du récit qu’à la spécificité du thème. Le personnage principal, qui est « Abikou » sur le point d’être mis au monde, du sein de sa mère raconte l’histoire de sa future famille, de ses parents, de sa propre conception en tant que «sperme éjaculé » et ne cessera de parler à sa mère qu’à sa naissance, quand la coupure du cordon ombilical l’aura séparé d’elle.

Ce récit se déroule sur le mode de la conservation quasi-surréaliste que le fœtus entretient avec Konoussi, sa mère, encore appelée Axwènou. Au fil du dialogue où il a le premier rôle, Abikou révèle tout du passé de son père Houssou (allias Ne-su-no), Axwillie, sa sœur aînée, son grand-père Wologbé, Kaou le devin familial et d’autres « Henumo », c’est-à-dire collatéraux au pays Djen’Kêdjê. 
Omniscient et ubiquitaire, il a la maîtrise des tenants et aboutissants des faits depuis le jour où son père l’a «éjaculé» jusqu’à celui de sa naissance ; il n’est pas d’une nature ordinaire et c’est le caractère spécifique du thème de cette nouvelle parce que la notion d’Abikou exprime une réalité mythologique ancrée dans le concept des peuples du Sud-Bénin. Comprendre La naissance d’Abikou, c’est appréhender le sens véritable de cette appellation : selon certains peuples du Sud-Bénin, les enfants, singulièrement les jumeaux qui décèdent ne meurent jamais ; ils deviennent des esprits qui se réincarnent par le truchement de la procréation qui a lieu quelques mois après leur « départ » et un Abikou, ce qui signifie le réincarné, est distingué des autres humains par une scarification rituelle sur son visage qui l'empêche en tant qu’esprit réincarné de s’échapper de nouveau du monde des vivants. Un abikou, du fait de sa naissance après un enfant mort en bas âge, est plus perçu comme un esprit redoutable que comme un simple enfant. En l’occurrence, la mère d’Abikou avait perdu des jumeaux avant d’être enceinte de ce dernier, qui -on ne devrait s’en étonner parce qu’un tel comportement participe de sa nature surnaturelle- converse allègrement avec sa mère, s’évade du sein maternel pour «s’agripper » au pagne de son grand-père qui va en ballade, etc.